Les pouvoirs publics européens en rêvaient, bien des élus dont l'ex-ministre Delphine Batho aussi... L'agence chargée de surveiller la conformité des véhicules en circulation devrait devenir une réalité à compter de 2018 : "Afin  de  renforcer  la  surveillance  de  ce  marché,  garantir  le respect de la réglementation technique des véhicules et pièces détachées et protéger le  consommateur,  un  service  à  compétence  nationale  va  être  créé" a fait savoir le ministère de la Transition écologique au sein d'un dossier.
Le ministère promet un budget de 5 M€ pour l'an prochain. L'agence procédera à des "prélèvements aléatoires" selon les termes du ministère.

Le ministère dirigé par l'ex-animateur de TF1 Nicolas Hulot en a aussi profité pour dévoiler tous les détails de la prochaine grille de malus. A partir de 120 g de CO2 émis par kilomètre, le propriétaire du véhicule sera redevable de 50€ de taxe. A 126 g, le malus sera de 140€, contre zéro aujourd'hui. Tous les montants changent, mais s'il ne faut retenir qu'un fait... c'est que le malus double ou triple pour certaines valeurs d'une année sur l'autre. A titre d'exemple, un véhicule qui émet aujourd'hui 134 g de CO2 se voit affublé d'un malus de 173€. L'an prochain, ce même véhicule verra sa pénalité grimper à 540€...
Le haut du tableau a lui aussi fortement évolué. A partir d'un taux d'émission de 185 g de CO2, le malus plafonne à 10 500€ (8460€ en 2017) et ce jusqu'à 191g et au delà. D'après le ministère, "une modification du malus est nécessaire pour qu’il retrouve son caractère incitatif"...