Dans la nuit du 16 au 17 juin, la France est traversée par une zone orageuse violente. Trois villes sont particulièrement touchées Niort (Poitou-Charentes), Tours (Indre-Loire) et Metz (Moselle) avec une facture globale de 60 000 véhicules grêlés sur les parcs des concessionnaires, tous assureurs confondus.

Pour Covea Ais structure de gestion de sinistre des mutuelles Maaf, MMA et GMF, c'est aussi l'heure de sortir le dispositif d'urgence et d'installer ses plates-formes de débosselage mobiles puisque les trois mutuelles cumulent environ 25 % des sinistres de ces derniers jours.

« Nos plates-formes peuvent être mises en place en cinq jours seulement, chez un réparateur agréé de niveau 1, adossé à une carrosserie chez un concessionnaire. Environ 60 à 80 % des véhicules peuvent être débosselés sans peinture mais le reste nécessite une peinture supplémentaire », explique Laurent Decelle, directeur du pôle performance matériel auto chez Covea AIS.

On est loin des 12 000 véhicules grêlés de Toulouse lors des intempéries de 2009 mais Covea enregistre quand même 2 800 véhicules touchés sur Tours, 1 600 à Niort et 1 500 à Metz avec un ticket moyen de 2 000 € de réparation par véhicule. « Une part de ces véhicules sera sans doute mise en épave », poursuit Laurent Decelle.

C'est justement lors de cet épisode toulousain que l'idée d'une plate-forme mobile germe. L'objectif  : suivre les orages et gagner du temps sur les réparations. Et pour cause, dans une organisation classique, avec un traitement des véhicules dans une carrosserie, la remise en état prend environ 5 jours. Dans celle de type plate-forme mobile,  distributeurs et assureurs gagnent jusqu'à 4 jours sauf si le pare-brise ou la carosserie sont fortement touchés.

 La structure de réparation prend tout en charge : l'accueil, l'expertise, la remise en état et la restitution du véhicule nettoyé. Entre 6 et 8 personnes travaillent sur ces plate-formes.