La page se tourne mais l'épilogue dure. Le groupe Volkswagen a reconnu qu'il allait devoir passer de nouvelles provisions et prévoit un impact encore indéterminé sur ses comptes en 2016.

Ce n'est pas la fin, d'autres coûts devraient encore surgir, en Europe mais également aux Etats-Unis où des plaintes sont encore en suspens.

Aux Etats-Unis, Volkswagen accepterait de débourser 4,3 milliards de dollars en plus des 17,5 milliards déjà consentis pour satisfaire autorités, clients et concessionnaires mécontents dans le pays.

Une facture qui s'approche des 30 milliards d'euros


Des provisions supplémentaires de 500 millions d'euros au seul quatrième trimestre de 2016 et de 10,5 milliards d'euros pour l'exercice 2017 pourraient être passées dans les comptes. Soit pas loin de 30 milliards d'euros de facture totale pour VW.

Le plus grand problème pour Volkswagen à l'avenir, ce sont les plaintes émanant des investisseurs. Rien qu'en Allemagne, des détenteurs de titres Volkswagen ayant essuyé des pertes à cause du dieselgate réclament plus de 8 milliards d'euros. Ils reprochent au constructeur d'avoir trop tardé à communiquer sur le trucage des véhicules.

Or l'inculpation par les autorités américaines d'un des cadres dirigeants de VW, Oliver Schmidt, apporte de l'eau à leur moulin.

L'ancienne direction de Volkswagen autour du patron Martin Winterkorn est dans la ligne de mire des enquêteurs américains. Ils affirment que les dirigeants de l'époque avaient été informés de la supercherie dès juillet 2015 mais avaient choisi de garder le silence.

M. Winterkorn, l’ancien président est sous le coup d'investigations en Allemagne pour manipulation de cours, à l'instar de l'ancien directeur financier Hans Dieter Pötsch, devenu président du conseil de surveillance, et de l'actuel chef de la marque Volkswagen, Herbert Diess.