Après une incursion soudaine et très remarquée sur le marché français en 2011, la filiale Alcopa Auction s’est depuis fondue dans le paysage des enchères automobiles. Troisième acteur hexagonal en 2017, avec un montant d’adjudications de 255M€ (+32%), l’entité entend repasser à l’offensive en 2018. « Nous allons accélérer nos investissements en faveur de nos deux métiers, que sont les enchères et la cotation, en France mais aussi à l’étranger. Notre ambition est désormais de nous développer dans d’autres pays. Nous devrions ouvrir les premières salles de ventes physiques dans la péninsule ibérique, en nous appuyant sur des acteurs déjà existants », confie Jean-François Maréchal, directeur général.

Si le groupe Belge semble vouloir se détourner de la distribution automobile en Belgique, il continue en revanche de pousser l’activité de ventes aux enchères. « Le groupe est pleinement engagé dans cette activité devenue réellement stratégique », poursuit le dirigeant.

Des projets en France


Après le rachat de la société Anaf Auto Auction en 2017 (devenue Alcopa Auction Lyon), qui a représenté un montant d’adjudications de 30 millions d’euros l’an passé, le groupe entend également renforcer sa présence en France. « Nous travaillons actuellement pour compléter notre maillage, principalement via le rachat de sociétés existantes », indique Jean-François Maréchal. Implanté à Beauvais, Rennes, Nancy, Tours et Lyon, l’opérateur ne couvre pas le sud de la France.

Enfin, depuis l’an passé, Alcopa Auction est présent sur le marché des véhicules de collection. L’opérateur a commercialisé plus de 600 véhicules via 11 ventes réalisées au sein de ses salles (à l’exception de celle de Beauvais). « Nous avons développé cette activité dans une logique d’image et de renforcement de notre notoriété, à travers des évènements plus festifs. Cette activité complémentaire nous permet de toucher une autre typologie d’acheteurs mais aussi de vendeurs. Nous allons certainement organiser moins de vente en 2018 afin d’en conserver le caractère évènementiel », conclut Jean-François Maréchal.