Bien connu sur le marché de la rechange, Olivier van Ruymbeke avait déjà amorcé son retour aux affaires en prenant les rênes, en mars 2016, de la société Automotor France, spécialisée dans l'exportation de pièces de rechange en Afrique, Amérique du Sud, Asie, Moyen Orient et Europe. C’est en marge du salon Equip Auto que le dirigeant a annoncé la création d’une nouvelle entité, baptisée Amerigo International. Automotor France en sera l’actionnaire majoritaire même s’il indique vouloir ouvrir le capital à ses partenaires distributeurs. La société entend se positionner comme « un véritable facilitateur de business au service des distributeurs et des équipementiers », un projet ambitieux qui n’est pas sans rappeler celui mené par Nexus Automotive International depuis deux ans.

« Il s’agit d’un projet novateur de société internationale fonctionnant en réseau, explique Olivier van Ruymbeke. Nous souhaitons associer et fédérer les compétences pour mettre au service des acteurs des marchés émergents les outils techniques, logistiques et digitaux indispensables à la pérennité de leurs activités ».

Olivier van Ruymbeke, qui table sur un démarrage effectif d’Amerigo International au plus tard lors d’Automechanika Francfort (septembre 2018), a déjà déterminé un ensemble de services qui serviront de socle à son projet : une base de données pièces adaptée aux parcs des pays émergents et disponible en 25 langues, les informations techniques indispensables au bon entretien de ces parcs, une stratégie de référencement regroupant deux partenaires équipementiers maximum par ligne de produits, la mise à disposition de la marque AF (freinage, pièces techniques, amortisseurs notamment) et de la marque Lautrette (filtration), développées spécifiquement pour répondre à la demande des pays émergents.

« Les distributeurs des pays émergents pourront accéder aux informations, pièces et services indispensables pour répondre à la complexification et à la diversification croissante du parc mondial comme à l’évolution rapide des attentes de leurs marchés. Les équipementiers bénéficieront d’un accès à des marchés qu’ils ne savent pas ou ne peuvent pas servir en direct, en pouvant s’appuyer à la fois sur une logistique adaptée et sur des équipes rompues aux contraintes logistiques, douanières, légales et financières propres à chaque territoire », entrevoit le dirigeant.