PSA qui a su négocier avec les syndicats français, peine à faire de même à leurs homologues allemands. Et voici que ces derniers reçoivent le soutien de la chancelière.


"Nous attendons des entreprises qu'elles honorent les engagements pris lors de la reprise d'Opel par PSA, a affirmé Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Bad Schmiedeberg, à l'issue d'une rencontre avec des chefs de gouvernement des régions de l'ex-RDA communiste.


Des sources syndicales, citées par l'agence allemande DPA, s'inquiètent que le nombre de salariés sur ce site dans le centre du pays passe de 1.800 à 1.000 au terme d'un plan de restructuration, et accusent PSA de ne pas respecter ses engagements.

Lorsqu'il a repris Opel à General Motors l'été 2018, PSA a promis de respecter les accords existants au sein d'Opel/Vauxhall, qui incluent un engagement à ne procéder à aucun licenciement économique dans les usines allemandes d'ici fin 2018 ainsi qu'à investir dans ces sites au moins jusqu'en 2020. Mais il ne s'est pas engagé au-delà.

Réduction d'effectifs mais de pas de licenciements


Jusqu'à présent, PSA réduit les effectifs d'Opel sans procéder à des licenciements économiques, comme il s'y était engagé.

IG Metall craint désormais la "rupture" de ces accords par Opel avec une réduction de la production, ce qui entrainerait une baisse des effectifs.

Opel avait déjà annoncé fin mars 2018 le lancement d'un plan de départs volontaires pour ses salariés allemands dans le cadre de son programme pour sortir de décennies de pertes.

La marque à l'éclair, qui n'a plus gagné d'argent depuis le tournant des années 2000, a occasionné en 2017 une perte opérationnelle courante de 179 millions d'euros à compter de son intégration dans les comptes de PSA au 1er août dernier.