Après Renault Le Mans, PSA Poissy a été la cible des manifestants de GM&S qui réclament davantage de commandes pour rendre viable leur entreprise.

Les manifestants ont d'abord protesté sur les Champs-Elysées, puis ils ont bloqué, les 19 et 20 avril 2017, les entrées et sorties de camions dans l'usine PSA de Poissy.

Pour éviter la paralysie, PSA a fait livrer des pièces par hélicoptère et a demandé l'intervention des forces de l'ordre, les manifestants ont finalement levé le siège le jeudi 20 avril dans la matinée.

Le constructeur français affirme être le seul à avoir maintenu son niveau de commandes quand "les autres clients ont sciemment abandonné GM&S".

Une offre pour conserver 100 des 283 salariés


GM&S Industry, basé à La Souterraine (Creuse), et qui emploie 283 personnes, a été placé en redressement judiciaire le 2 décembre, avec une période d'observation jusqu'au 23 mai.

Une seule offre de reprise, venant du groupe GMD, permettrait pour l'heure de conserver "entre 90 et 100 personnes.

Dans la matinée du 19 avril, les ouvriers s'étaient rassemblés sur les Champs-Elysées devant les showrooms de PSA et Renault pour "demander du travail" à leurs deux principaux donneurs d'ordre, déjà la cible de plusieurs actions ces dernières semaines.

Ils réclament une augmentation du volume de commandes à hauteur de 40 millions d'euros, contre 15 millions actuellement.