Aramisauto.com vient de mettre un pied en Espagne en prenant une participation au capital de la start-up Clicars.com. Cette prise de participation majoritaire permet à Aramisauto.com de démarrer son développement européen après une première tentative en Allemagne entre mars 2012 et décembre 2014. « A cette époque, nous ne maîtrisions pas encore complètement le mécanisme de la reprise VO telle que nous la pratiquons aujourd'hui et surtout, nous n'avions pas encore les moyens de réussir un tel développement », assure aujourd'hui Guillaume Paoli, directeur associé et co-fondateur d'Aramisauto.com.   

Le rachat partiel de la société de négoce automobile par PSA en octobre 2016 apporte ainsi une nouvelle puissance de feu. Aramisauto.com a ainsi choisi un mécanisme similaire pour s'implanter en dehors de la France : la prise de participation majoritaire dans une entreprise locale. « Deux possibilités s'offrent à nous dans le cadre d'un développement européen : soit la construction d'une filiale, soit une alliance avec un acteur local. Cette deuxième option a eu notre préférence d'autant que Clicars.com est la start-up la plus importante en Espagne dans le négoce de véhicules », poursuit Guillaume Paoli. 

Clicars.com affiche 18 mois d'existence mais a déjà réalisé sur son premier exercice un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros. 400 véhicules d'occasion ont été achetés et revendus sur leur plateforme. Leur schéma de développement suit la même logique que celle d'Aramisauto.com : la reprise en ligne, la préparation (sous-traitée cette fois à des prestataires externes) et la revente ainsi que la livraison, essentiellement à domicile, car clicars.com ne dispose pas d'agences comme son nouvel actionnaire français.  

De son côté, Aramisauto.com avance la vente de 32 000 véhicules en 2016 dont plus de la moitié sont des véhicules d'occasion (la société garde secrète la répartition précise de ses ventes). 24 000 véhicules ont été revendus à des particuliers et le reste à professionnel.

Cette prise de participation permet à la société française de démarrer réellement son déploiement européen qui pourrait se poursuivre plus tard par l'Allemagne et l'Italie. « Mais nous allons d'abord relever le challenge de l'Espagne qui culturellement est proche de la France et dont le marché du véhicule d'occasion est similaire au notre », reconnaît Guillaume Paoli.
1,8 million de véhicules d'occasion se sont échangés en 2016 en Espagne et le parc automobile local est constitué de 22 millions de voitures.