Depuis des années, les automobilistes deviennent la cible de tous les maux de la société !
Notre liberté est menacée, il est grand temps de réagir, telle sera ma provocation du jour.

Avant hier, le seuil de CO2 à 95 g/km, hier, la privatisation du contrôle de vitesse, avant les vacances, les Franciliens devaient coller une vignette… Les salauds de pollueurs qui roulent en diesel sont montrés du doigt et chaque semaine amène son lot d'accusations !

Mais personne ne bouge. Seuls quelques bruissements dans la presse complice… Je suggère que la France change de nom et s’appelle : «  l’Autruche ». Nous ne serons plus des Français des mais « autruchiants ». Les Français refusent de voir les faits, s’obstinent à la négation, et enfouissent leurs cerveaux dans le sable ! D’où le nouveau nom de notre nation.

Au printemps : la très longue et laborieuse période électorale accouchait d’un espoir. L’élection démocratique d’un jeune président, qui en 1 an renversait les usages poussiéreux, les partis traditionnels décadents, affichait des orientations claires et nous proposait de changer radicalement la France, enfin un horizon nouveau !
Depuis, je m’inquiète, j’enrage, je m’angoisse…que dis je : je me désespère ! Les « mediastocrates » reprennent de la vigueur, les « sondatocrates » revendent leurs études, les technocrates s’agitent, les vieux syndicats du passé poussent leurs vestiges.

Les réseaux sociaux, les évolutions technologiques nous permettent un contrôle démocratique supplémentaire. La possibilité de contribuer quotidiennement aux travaux politiques est une réalité, nous disposons donc des outils pour affirmer le pouvoir populaire.

Il nous faut changer notre façon de partager, de dialoguer, arrêter de nous laisser prendre  pour des imbéciles, de laisser stigmatiser les automobilistes… les retraités, les jeunes et dresser les uns contre les autres !

Cette opportunité d’une nouvelle France et d’une société de progrès risque de ne pas se représenter de sitôt et faute de la saisir, nous serons balayés dans une révolution catastrophique ou notre civilisation sera réduite aux manuels d’histoire !

Mais en quoi la distribution et les services automobile seraient-ils plus impliqués que d’autres ?
Chaque année les professionnels de l’automobile reçoivent, 43 287 000 automobilistes pour entretenir ou réparer leurs voitures dans 50 000 garages sur tout le territoire national.

Nous pourrions ainsi alimenter et multiplier les preuves et démontrer que les Français vivent au quotidien avec leur garagiste. Autant d’occasions de « vivre ensemble », d’échanger sur le présent et de demander des comptes sur les 65 milliards d’euros de taxes et impôts annuels versés par ceux qui roulent !

En quoi une profession, que l'on dit peu appréciée des citoyens, doit-elle se mêler de ce dossier ?
Presque tous les Français fréquentent leur garagiste régulièrement, une relation obligée   qui s’inscrit dans la confiance et surtout dans une relation humaine assumée et  revendiquée notamment auprès des garages de proximité.
A quel titre, une corporation reste légitime ? En quoi les plus de 100 000 entrepreneurs et près de cinq cent mille collaborateurs de nos affaires peuvent contribuer à cette révolution positive ?

L’automobile, les deux roues, les véhicules utilitaires, les auto-écoles, les dépanneurs, les loueurs de voitures, les nouvelles sociétés de services de l’Internet et tous les autres métiers sont des entreprises à taille humains qui assistent au quotidien nos concitoyens, tous ces métiers peuvent être une force mobilisatrice. Il s’agit d’une des professions les plus en contact avec chacune et chacun d’entre nous.
Au fond, les garagistes rendent un vrai service social aux Français.

Par ailleurs, les entreprises de l’automobile sont parmi les plus organisées et syndiquées du pays. Les TPE et PME de l’automobile, grâce notamment aux actions du CNPA, sont bien  connues du pouvoir. Il y a là un grand rôle à jouer et malgré les inerties de l’appareil bureaucratique, je reste optimiste.

Donc, je peux avancer quelques propositions :

  • La relation garagistes et automobilistes et autres usagers des services de l’automobile offre un espace très favorable pour le dialogue et pourrait devenir le relais des citoyens auprès des pouvoirs publics, de l’industrie et des instances techniques…
  • Je reprends l’idée d’un grand ministère des Mobilités, que cette force nouvelle pourrait imposer au pouvoir ? Créer un réseau social de la mobilité, ouvert à tous les européens, dont la France serait le leader pour établir un cahier des charges, des doléances et mettre en avant les propositions assorties d’un référendum électronique ?

Les Français veulent de la transparence, de l’échange, du vrai, cela serait une manière originale et devenir une opposition constructive et citoyenne...

« Aux armes, citoyens…
Formez vos bataillons »
Roulons, roulons
Que nos mots soient entendus
Sans abreuver le sillon de nos impôts…»