Le marché européen des voitures particulières (Europe des 27) a progressé pour la quatrième année consécutive en 2017. Il a surtout réalisé son exercice de référence depuis la crise. Il s’est immatriculé 15,1 millions de voitures l’an passé, soit une hausse de 3,4 % par rapport à l’exercice 2016, selon les données publiées par l'ACEA. La performance aurait pu être encore plus significative si les ventes n’avaient pas fléchi en décembre (-4,9 %), à 1 088 498 unités. Elle n’en reste pas moins remarquable puisque le seuil symbolique des 15 millions de véhicules immatriculés n’avait plus été franchie depuis 2007 (15,9M à l'époque). C’est par exemple 3,3 millions de voitures vendues en plus par rapport à l’exercice 2013 (11,8 millions).

Au sortir de la crise, rares étaient les observateurs à prédire que le marché automobile retrouverait un tel niveau. En décembre dernier, le cabinet IHS Markit tablait sur un marché 2018 autour de 15,4 millions de VP, avant d’anticiper une nouvelle phase de repli durant laquelle le marché européen repassera sous la barre des 15 millions d’unités.

Fin de série pour le Royaume-Uni


L’Italie (+7,9 %), l’Espagne (+7,7), la France (+4,7 %) et l’Allemagne (+2,7 %) sont les pays qui ont porté la croissance du marché l’an passé. A contrario, les immatriculations de voitures ont reculé de 5,7 % au Royaume-Uni, une première depuis six ans.

Au niveau des marques, le leader Volkswagen a été malmené en 2017. Avec un total de 1 645 822 véhicules immatriculés (-0,3 %), la marque allemande a concédé 0,4 point de part de marché (10,9 %). Deuxième constructeur en Europe, avec 1 132 185 unités, Renault a enregistré une croissance de 4,5 % l’an passé. La marque au losange devance Ford, qui a immatriculé 1 011 722 voitures (-0,2 %) et concédé 0,2 point de pénétration. L’exercice 2017 a été prolifique pour Peugeot, qui a immatriculé 909 205 véhicules (+7,1 %), mais également pour Citroën, dont les ventes ont progressé de 5,4 %, à 560 386 unités.

La belle année de Toyota


Les plus fortes progressions sont à mettre à l’actif d’Alfa Romeo (+27,2 %), Dacia (+12,1 %), Seat (+14,3 %) et Toyota (+14 %). La marque nippone a représenté une part de 4,2 % du marché automobile européen en 2017, glanant 0,4 point par rapport à 2016.

Enfin, dans le haut de gamme, Mercedes-Benz a conservé sa position de numéro 1 en immatriculant 857 131 voitures en 2017 en Europe des 27, devançant Audi (797 813 unités) et BMW (788 800).

-Retrouvez en cliquant sur les liens ci-dessous les statistiques du marché VP en Europe par pays et par marque (source ACEA)