N'ayant pu rentrer par la porte, Uber passe par la fenêtre. La compagnie de voitures avec chauffeurs, qui a jusqu'à présent échoué à s'imposer dans l'archipel du fait d'une législation très stricte, a décidé de changer de stratégie en s'alliant avec des opérateurs locaux de taxis.

Le géant américain va lancer cet été un projet pilote dans une île de l'ouest du Japon, qui permettra aux touristes et habitants de réserver un taxi via son application, uberTaxi.

Son PDG Dara Khosrowshahi avait fait le déplacement au Japon en février 2018. La possibilité de s'associer avec une compagnie de taxis dans plusieurs grandes villes comme Tokyo, Osaka, Fukuoka et Okinawa, avait à l'époque été évoquée.

Un moyen de transport fiable et sûr


Uber va débuter avec un projet plus modeste sur l'île d'Awaji, dans la mer intérieure du Japon, à une heure d'Osaka et de Kobe.

Dans le cadre de la stratégie touristique d'Awaji, Uber va lancer uberTaxi pour offrir aux habitants tout comme aux touristes et visiteurs un moyen de transport fiable et sûr. Ils pourront réserver des taxis locaux en utilisant l'application dans la langue de leur choix.

Les initiatives ont récemment fleuri dans le secteur des taxis au Japon qui représentait en 2015 un chiffre d'affaires de 1.735 milliards de yens (13 milliards d'euros, selon des données du ministère des Transports), mais où très peu de courses sont actuellement réservées et payées via des applications.