Des malus comme s’il en pleuvait

Depuis le 1er janvier 2018, le bonus ne concerne plus que les véhicules 100 % électriques. La grille de malus a en revanche connu un tour de vis, puisque, pour une même valeur d’émission, certains montants à payer grimperont de plus de 200 % par rapport à 2017.
Parallèlement, un nouveau malus spécial occasions fait son apparition, frappant toutes les transactions de véhicules de 10 CV et plus. La taxe est réduite d’un dixième par année d’ancienneté du véhicule.
Autre nouveauté, le malus à destination des voitures de plus de 36 CV concerne aussi bien les véhicules neufs que d’occasion. Un « super-malus » de 500 € sera attribué à une voiture de 36 CV. Par exemple, il sera de 1 000 € à 37 CV, de 1 500 € à 38 CV... Il est plafonné à 8 000 €, soit le montant atteint par les véhicules de 51 CV.

À partir du 20 mai, le contrôle technique des véhicules
légers comptera 168 points de vérification supplémentaires

Un contrôle technique plus drastique

Précise, obsessionnelle parfois, la nomenclature des défauts des véhicules légers européens édition 2018 entrera en application le 20 mai. 622 défauts au total pourront être exprimés, contre 454 aujourd’hui. Globalement, dans toutes les fonctions, il y a inflation du nombre de soucis possibles, mais dans certains cas, ce volume peut doubler : 65 défauts référencés pour le chapitre concernant la direction, contre 29 ; idem pour la fonction 7 (« autre matériel ») avec une multiplication par deux du nombre maximal de problèmes à exprimer. La classification des défauts tient en trois catégories : mineur, majeur, critique. Dans ce dernier cas, le délai avant la contre-visite sera... d’un jour.
À nouvelle nomenclature, nouveaux items. Certains aspects de l’automobile qui ne sont pas contrôlés aujourd’hui le seront demain comme l'ABS, l'ESP, le kilométrage ou encore les défauts liés à un risque pour l'environnement.

Nouveaux barèmes pour la TVS

La Taxe sur les véhicules de société (TVS) n’avait pas été revue depuis plusieurs années. Il faudra ainsi payer 4,5 € par gramme émis pour un véhicule qui émet entre 100 et 120 g de CO2 par kilomètre, contre 4 € auparavant.
Les véhicules dits "propres" ne seront plus exonérés de TVS sur les huit premiers trimestres après leur acquisition, mais sur douze. D’autre part, les hybrides diesels sortent de ce dispositif d’exonération partielle, tandis que, pour bénéficier de celui-ci, il s’agira d’émettre 100 g maximum, contre 110 g auparavant. Enfin, les véhicules électriques ou hybrides rechargeables (émettant jusqu’à 60 g maximum) bénéficieront d’une exonération définitive de TVS. Ils seront néanmoins redevables de la part de la taxe assise sur l’année de mise en service.

Des carburants plus chers

Le gazole augmente de 7,6 centimes par litre sous l’effet de deux poussées différentes : + 2,6 centimes de hausse de la Taxe intérieure de consommation ; + 5 centimes au titre de la Contribution climat-énergie (CCE), autrefois appelée taxe carbone.
Le sans-plomb se renchérit lui aussi, mais uniquement en raison de la composante CCE de son prix : + 3,86 centimes par litre.
En plus de la hausse des carburants, un nouveau produit devrait entrer en scène : le gazole B10 (10 % de biocarburant dans sa composition). Mais l’arrêté d’autorisation de vente du produit n’a pas encore été délivré.

L'État alloue 1 000 ou 2 000 € à qui met à la casse une voiture à essence d'avant 1997 (comme cette Peugeot 205 Style) pour acheter un VN ou VO respectant Crit'air 1 ou 2

Une prime à la conversion étendue

Afin de favoriser le renouvellement du parc automobile, l’exécutif a complètement remanié la prime à la conversion. Celui qui possède un véhicule diesel antérieur à 2001 ou une voiture à essence mise en circulation avant 1997 peut réclamer une aide d’État, pourvu qu’il achète un véhicule neuf ou d’occasion respectant la classification Crit’air 1 ou 2 et qu’il mette au rebut son précédent engin. Chaque ménage pourra bénéficier d’une aide de 1 000 €, qui grimpera à 2 000 € pour ceux qui sont non imposables.

Des routes secondaires à 80 km/h

Ce n’est encore qu’un projet, mais la Sécurité routière a l’habitude de présenter des mesures déjà actées comme des pistes de réflexion... La vitesse maximale sur certaines routes dites secondaires devrait baisser de 90 à 80 km/h. Ces routes-là concentrent 55 % de l’ensemble de la mortalité routière en France et surtout 87 % des morts hors agglomération.

Retrouvez l'article dans son intégralité dans notre première édition Pro de l’année 2018 qui paraîtra le 11 janvier.