Après Amnesty International, c'est au tour de l'Agence internationale (IEA) de l'énergie de s'alarmer : si les choses continent ainsi, "la demande en cobalt devrait être de 10 à 25 fois supérieure à ce qu'elle est actuellement à l'horizon 2030" en raison de l'expansion croissante de la fabrication de batteries.

Le débat ne porte pas essentiellement sur des questions environnementales. Pour l'IEA, "la fourniture en cobalt est particulièrement sujette à risques car environ 60% des ressources globalent se situent en République démocratique du Congo". Selon le précédent rapport d'Amnesty International, le cobalt serait extrait par des "creuseurs", qui sont des enfants et des adultes dépourvus d'équipements comme de formations adaptés.
L'IEA ajoute de surcroît que l'autre problème du cobalt réside dans le fait qu'il est essentiellement raffiné en Chine. Le pays détiendrait 90% du marché !

L'Agence internationale de l'énergie appelle donc tous les acteurs du véhicule électrique à s'assurer que la croissance se fasse dans un minimum de respect des règles des conditions de travail et dans le respect de l'environnement. Et note au passage que la propreté des batteries nécessiterait aussi "une amélioration des conditions de leur fin de vie et de leur recyclage."