Shai Agassi a fondé Better Place, il y a cinq ans, mais n'a toujours pas réussi à lui faire gagner de l'argent. Mais est-ce étonnant si l'on considère le rythme très lent auquel se développe le marché du véhicule électrique.Le spécialiste des systèmes d’échanges de batterie pour véhicules électriques, Better Place a remplacé son PDG (chief executive officer), Shai Agassi, par le patron de sa filiale australienne, Evan Thornley.

Toutefois, Shai Agassi restera au conseil d'administration de la société.

Shai Agassi, qui avait fondé la société il y a cinq ans, aurait été évincé de la tête de l’entreprise faute d’obtenir des résultats financiers convaincants.

L’entreprise a perdu 500 millions de dollars depuis sa fondation il y a cinq ans. Le déficit s’est aggravé au premier semestre de 2012, passant de 74 millions de dollars à 132 millions.


Better Place qui travaille étroitement avec Renault, gère un réseau de stations où les conducteurs peuvent échanger leur batterie déchargée pour une nouvelle batterie bien chargée.


La société basée aux Etats-Unis a commencé à tisser son réseau en Israël, au Danemark et en Australie, bien que le nombre de véhicules en circulation soit encore très faible. A ce jour, elle compterait 20 stations d’échange au Danemark et 40 en Israël et souhaite en ouvrir une trentaine aux Pays-Bas à destination des taxis Fluence.


Les ventes de Fluence en Israël dépendent du déploiement des infrastructures d’échanges de batterie de Better Place qui achète directement les véhicules à Renault.

A ce jour, l’opérateur n’en aurait acheté que quelques centaines, « soit 10 fois moins que prévu », reconnaît-on chez Renault. Si seulement la moitié des 40 stations prévues en Israël ont été installées, c’est en raison de l’importance de l’investissement qui s’élève à près de 1 million d’euros par station.