Quelques semaines après avoir dévoilé d’excellents résultats financiers (chiffre d’affaires de 88,6 milliards d’euros pour un bénéfice net de 8,7 milliards d'euros, en hausse de 26 % et supérieur aux attentes des analystes), Harald Krüger, CEO de BMW, a confirmé sa confiance pour l’exercice 2018 : « En 2017, nous avons vendu 2,4 millions de véhicules et 160 000 deux-roues et nous ferons encore mieux cette année, ce qui s’accompagnera d’une croissance de notre chiffre d’affaires ». Et d’ajouter, déjà tourné vers des horizons plus lointains : « Notre avenir est prometteur, nous avons tous les atouts pour dessiner la mobilité du futur ».

Ces atouts sont un mélange d’acquis et de choix et Harald Krüger construit ensuite sa présentation autour de quatre pierres angulaires.

Primo, le groupe BMW et ses marques (BMW, Mini, Rolls Royce et BMW Motorrad) sont ancrés dans les territoires du premium et du luxe et n’ont aucun problème de cohérence. De même, « nous n’avons plus de souci de dépendance à notre marché domestique, car 90% de nos ventes se réalisent hors d’Allemagne », souligne Harald Krüger. En outre, le dynamisme du plan produits est assuré par des investissements aussi conséquents que réguliers. A titre indicatif, 20 nouveautés ou restylages sont programmés cette année, tandis que l’offre de motorisations conjugue variété (électrique, plug-in hybrides, essence et diesel) et performances.

Deuxio, le groupe confirme une approche totalement convertie au principe du « customer-centric ».

Un campus dédié à la conduite autonome sera inauguré cette année


Tertio, BMW veut continuer à se situer à la pointe des changements technologiques. Harald Krüger a confirmé l’ouverture, en 2018, du campus pour la conduite autonome, à proximité de Munich. De nombreux concepts seront aussi déclinés, annonçant des modèles de série (iX3, i4, iNext…).

Quarto, Harald Krüger assène que « grâce à nos ressources financières, nous avons les moyens de piloter le changement à l’œuvre dans notre secteur qui se digitalise à grande vitesse et accélère son orientation vers le développement durable ». Mais pour cela, il faut être capable de gagner la bataille des compétences et au-delà des recrutements de nouveaux profils, le CEO rappelle que « depuis 2009, 2,5 milliards d’euros ont été investis dans la formation des collaborateurs ».

Et si le diesel avait de l'avenir...


Pour conclure, il a de nouveau répété que le futur était électrique, entre 100% électrique et technologie hybride rechargeable, mais que l’essence et le diesel n’avaient pas dit leur dernier mot : « Les nouvelles générations de motorisations diesel ont leur rôle à jouer pour bâtir une mobilité durable ». Il rappelle que les ventes de diesel de BMW ont fléchi en Allemagne et au Royaume-Uni. « Or, chacun sait que ces moteurs émettent moins de CO2 que les blocs essence et pourtant, nous restons à 122 g/km en moyenne en Europe », souligne-t-il avant d’élargir la problématique : « Pour l’électricité, nous sommes vigilants en nous fournissant à 80% sur une production à base d’énergies renouvelables. En Europe, notre outil de production rend déjà un bilan neutre en CO2 et dès 2020, ce sera le cas à l’échelle mondiale ».