Crise de confiance ou pas envers les constructeurs allemands, les chiffres parlent d'eux mêmes : les trois marques du groupe BMW (BMW, Mini, Rolls Royce) ont permis de vendre 2 463 526 véhicules de par le monde en 2017, soit +4,1% eu égard à 2016.
Un résultat encore jamais vu, qui est surtout le fait de la marque BMW : 2 088 283 unités distribuées (+4,2%), grâce notamment au succès des SUV de la gamme X. Mini n'a cependant pas été en reste, avec une progression annuelle du volume distribué de 3,2% pour 371 881 autos livrées. Seule Rolls Royce n'a pas réalisé une année record, avec 3362 immatriculations dans le monde (-16,2%), sachant que les volumes ne sont sans doute pas une préoccupation première pour les dirigeants de la marque.

Du point de vue géographique, BMW explique ses bons résultats grâce aux succès enregistrés en Asie : 846 826 véhicules y ont été distribués en 2017, +13,6%. L'Europe demeure toutefois le premier marché du groupe allemand (1 101 760 livraisons), en dépit d'un relatif piétinement des volumes (+0,9%). La région Amérique, enfin, a apporté une légère déconvenue au groupe munichois, avec une baisse de 2% des immatriculations (451 136 ventes). BMW indique que le manque de disponibilité des modèles X est largement responsable du phénomène.

Le groupe s'est aussi félicité du succès des modèles électriques et hybrides, avec 103 080 voitures vendues l'an dernier (+65,6%). Le but est désormais d'atteindre 140 000 électrifiées en 2018 et "plus d'un demi-million sur les routes à la fin 2019" selon le groupe.

Du fait des bons résultats commerciaux, les résultats financiers sont au diapason. Le chiffre d'affaires s'est révélé à un niveau record (98,6 milliards d'euros), tout comme le profit net du groupe, qui a bondi de 26% pour se fixer à 8,7 milliards d'euros.