En attendant le succès du premium à la française, le trio allemand BMW / Mercedes / Audi continue de tirer les marrons du feu sur le marché hexagonal. Les ventes du groupe BMW  ont une nouvelle fois atteint un chiffre record en 2016 : 85 713 immatriculations, dont 60 522 pour BMW et 25 176 pour Mini. La part de marché du groupe a dépassé les 4% en 2016, pour atteindre 4,2%. Depuis 3 ans, le groupe bavarois gagne 0,3 point de part de marché à la clôture de chaque exercice... Dix ans auparavant, soit en 2006, BMW représentait 50 290 ventes et 2,5% de parts de marché en France. Que s'est-il passé depuis ?

Un élargissement de la gamme par le bas qui a visiblement fonctionné. La Série 1 est la première vente de BMW en France, avec 10 104 exemplaires distribués, juste devant le SUV X1 (9833 immatriculations). Si la part des ventes de la Série 1 a très légèrement fléchi en 2016 par rapport à 2015, ce n'est pas le cas du X1, qui a vu la sienne doubler.
Toutefois, Serge Naudin, président du directoire de BMW France, refuse d'attribuer les bons résultats du groupe au seul développement des compacts :  "Nous avons atteint des ventes record sur les séries 7 limousines et nous avons distribué plus de 500 "M", un nombre record lui aussi " signale-t-il, tout en reconnaissant que BMW "devient de plus en plus fort sur le segment le plus dynamique, c'est à dire celui des véhicules de 4 mètres à 4,4 mètres".

A l'image de ce qui s'est déroulé pour le X1, les ventes de SUV ont aussi été de bonne tenue. Tous les modèles ont progressé l'an dernier. Les 4x4 ont représenté 41,8% des VN de BMW France en 2016, contre 39,3% en 2015.

Mais au delà du succès des modèles, Serge Naudin tient aussi à saluer l'effort du réseau BMW en France : "Au cours des 4 dernières années, le réseau a investi 220 M€. Nous avons tout repensé, la relation vente, après-vente, les postes vendeurs, les simulations 3D... Il y a eu beaucoup de travail" explique t-il. Les "comités clients" et autres analyses de commentaires déposés en ligne semblent aussi être devenus une réalité au sein du réseau BMW.

BMW se porte bien, mais un fait perdure : Audi et Mercedes demeurent devant, certes d'une courte tête. M. Naudin admet que l'absence de structure de vente ou d'après-vente BMW dans certaines villes "semi-rurales" peut faire faire perdre "quelques clients particuliers", surtout si l'un des concurrents cité précédemment s'avère présent.
Les bons résultats du réseau les inciteront-ils à investir en dehors des grandes villes ? A voir. Avec 4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2016 et des profits qui ont progressé de 100% en 3 ans selon M. Naudin, tout est possible.