Des BMW sans conducteur à l'épreuve du marché chinois. La commission pour l'Economie et les Technologies de l'information de Shanghai a accordé à BMW deux permis pour tester des Série 7 autonomes.

Deux constructeurs chinois, SAIC, constructeur étatique, et NIO, start-up locale spécialisée dans l’électrique, ont déjà ce droit depuis mars 2018. Leurs véhicules autonomes ont déjà parcouru plus de 6000 km sans incident.

Les permis accordés ne donnent pas accès à toutes les voies de circulation de Shanghai, mégapole de 24 millions d’habitants, parfois très embouteillées, mais à une portion de route de 5,6 km.

La Chine se rêve en championne de la voiture autonome, technologie cruciale où rivalisent géants de l'internet et constructeurs, avec l'appui volontariste du gouvernement.

Les géants chinois de l'internet Alibaba (commerce en ligne) et Baidu (moteur de recherche) tablent sur la mise en circulation de voitures 100% autonomes d'ici trois à cinq ans. Les deux groupes réalisent d'importants investissements pour être à l'avant-garde du secteur.

Selon un sondage publié en décembre par Ford, 83% des Chinois se disaient enthousiastes sur l'avenir des voitures autonomes, contre 50% des Américains, et encore moins des Européens.