Entre janvier et mars, le résultat net s'est élevé de 7% à 63,4 milliards de yens, soit 477 millions d'euros au cours retenu par le groupe, du fait de l'absence de charges exceptionnelles qui avaient pesé sur ses comptes un an plus tôt.

Son bénéfice d'exploitation a lui décliné de 3,1% à 99,9 milliards de yens, sous le coup de "dépenses accrues en fusion-acquisitions et recherche et développement qui sont des investissements de moyen à long terme", a expliqué le groupe dans un communiqué. Il a aussi pâti de la hausse des coûts des matières premières.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 0,9% à 859,9 milliards de yens (6,4 milliards d'euros), malgré des effets de change négatifs (renforcement du yen face au dollar).

Le concurrent du français Michelin a déploré de moindres ventes de pneus pour véhicules légers (voitures et petits camions) et une stagnation pour les gros véhicules (poids lourds et bus), mais il a fait état d'une progression des ventes de pneus spécifiques de très grandes dimensions pour les engins de chantier et miniers.

Au total, cette division pilier des pneumatiques a vu son chiffre d'affaires légèrement progresser. Même tendance du côté des autres activités (accessoires de golf, bicyclettes, absorbeurs de chocs sismiques...).

Après avoir manqué ses objectifs l'an dernier, Bridgestone a confirmé ses prudentes prévisions : il escompte une hausse de ses ventes de 4,3% à 3.800 milliards de yens, une progression de 10,5% de son bénéfice opérationnel à 463 milliards de yens, ainsi qu'une amélioration de 6,8% de son bénéfice net à 308 milliards de yens.