"Je verrai lundi le président de Bosch dans le cadre du sommet sur l'attractivité" organisé par Emmanuel Macron à Versailles, a déclaré sur Europe 1 Bruno Le Maire.

Il était interrogé sur la situation de l'usine, premier employeur privé du département avec 1.600 salariés.

"Je vais lui faire deux demandes. La première, c'est qu'il fasse un nouvel investissement sur l'une des deux lignes de production", a indiqué M. Le Maire, ajoutant que cela n'était "pour l'instant pas prévu. La deuxième, c'est la diversification de l'activité de Bosch à Rodez. Aujourd'hui, ils font des injecteurs de voitures diesel. Je pense que ça ne suffira pas à garantir la charge de travail dans l'usine", a poursuivi le ministre.


L'intersyndicale de l'usine Bosch de Rodez, reçue à Bercy, a mis l'Etat en garde face au désastre économique que représenterait la fermeture de ce site spécialisé dans les moteurs diesel, où entre 300 à 800 emplois sont menacés à court terme.

L'équipementier allemand doit moderniser ses deux lignes de production pour pouvoir fabriquer des injecteurs diesel nouvelle génération, la technologie actuelle devant "disparaître à l'horizon 2020/2021", a fait valoir lors de cette rencontre Julien Rul, responsable syndical SUD.

La direction de Bosch doit se déplacer le 26 janvier dans l'usine pour y faire "des annonces", selon les syndicats.