Soupçonnée d'être trop passive dans l'affaire des différents dieselgate, la Commission européenne semble avoir pris le taureau par les cornes. Quitte à froisser les Pouvoirs publics allemands et à montrer du doigt certains constructeurs.

Elle entend en effet s'ériger en gendarme pour vérifier les mises à jour de logiciels promises par les constructeurs seront suffisantes.

Bruxelles joue d'abord la diplomatie.

"Nous saluons les efforts du gouvernement allemand et de l'industrie visant à rétablir enfin la confiance des consommateurs et à améliorer la santé publique à la suite du scandale des émissions (de gaz polluants, ndlr) automobiles", a ainsi déclaré Vanessa Mock, une porte-parole de la Commission.

Une mise à jour des logiciels réduirait les émissions de NOx


Lors d’un grand forum national sur le diesel, organisé à Berlin, les constructeurs implantés en Allemagne ont promis de rappeler à leurs frais 5,3 millions de véhicules diesel dans le pays d'ici fin 2018. Leur objectif est de réduire de 30% les émissions d'oxyde d'azote (NOx) par une mise à jour logicielle.

"Nous chercherons à savoir si la mise à jour proposée du logiciel sera suffisante pour réduire les émissions de NOx en-deçà des seuils existants", a commenté Mme Mock.

 

Une manipulation collectivement préméditée?


Après le scandale Volkswagen, le contexte est encore alourdi par la révélation de soupçons de cartel entre constructeurs allemands, qui aurait jeté les bases de cette manipulation.

"Il faut épargner aux consommateurs les coûts additionnels et autres effets contraires possibles en termes de consommation de carburant et de durée de vie des véhicules", a par ailleurs insisté la porte-parole de l'exécutif européen.


Ford qui s’est montré très critique sur l’efficacité de ces mises à jour a été sévèrement critiqué par les Pouvoirs publics allemands.