L'affaire des singes continue de secouer l'industrie automobile allemande. La commissaire européenne à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska, a affirmé devant les députés du Parlement européen réunis à Strasbourg qu'elle allait demander aux Etats membres de "vérifier si de tels tests sur les humains et les singes sont pratiqués".

Elle dénonçait l’attitude d’un laboratoire travaillant pour les constructeurs allemands qui avait pratiqué des tests d’inhalation d'émissions de gaz polluants sur des singes et des humains.

"Maintenant, l'industrie automobile doit se comporter de façon plus éthique et plus responsable. Elle doit totalement prendre ses responsabilités pour de tels comportements", a martelé Mme Bienkowska dans l'hémicycle.


Elle a répété que l'exécutif européen s'était trouvé choqué par ces informations révélées dans la presse.

"Il n'y a pas de loi européenne qui justifie ce comportement", a-t-elle souligné, ajoutant que ces tests "apportaient une dimension nouvelle, et même plus triste, au scandale du Dieselgate".


Le scandale des moteurs truqués est revenu hanter les constructeurs allemands fin janvier, après des révélations sur des tests visant des singes et des humains pour mesurer l'impact des émanations du gazole.

Volkswagen, BMW, Daimler et l'équipementier Bosch affrontent deux affaires distinctes mais révélées quasi-simultanément, impliquant toutes deux un organisme de recherche qu'ils finançaient, l'EUGT, fermé depuis.