PSA n’est peut-être pas un constructeur comme les autres, c’est en tout cas l’image qu’il veut véhiculer. La directrice du Business Lab de PSA, Anne Laliron, espère garder le plus longtemps possible « cette agilité que nous avons pour dénicher les pépites de demain et ne pas re-rentrer dans le moule d’un grand groupe. PSA est autant un fournisseur de mobilité qu’un grand constructeur ».

Cet incubateur de start-up permet d’accueillir et d’accompagner tous les collaborateurs du groupe ayant des idées innovantes dans le domaine de la mobilité. Un peu plus d’un an après sa création, il était temps de faire un premier bilan.
En 2017, 7 salariés sont arrivés et 560 start-up de 28 pays ont été détectées et analysées dont 32 contrats de collaboration ont été signés, soit un taux de transformation de 6%.
En testant de nouveaux business, le Business Lab a ainsi lancer 11 expérimentations sur terrain et contribué à améliorer les modes de fonctionnement générant plus d’un million d’euros d’économie. Et 99% des collaborations du constructeur avec des start-up se nouent sous forme de partenariats. Rappelons que PSA a également débloqué une enveloppe de 100 millions d’euros pour investir dans plusieurs start-up et a d'ailleurs commencé à le faire dans AutoButler, Koolicar, Travelcar, Free2Move, etc.

Plusieurs binôme start-up-constructeur ont donc été créés cette année, parmi lesquels plusieurs promettent bien des changements pour PSA.
Le premier est le partenariat avec Demooz dont l’objectif est de renouveler l’expérience des essais véhicules. C’est Citroën qui a franchi le pas avec la jeune entreprise en mai 2017, qui propose de tester des produits avant de les acheter. Les tests de voitures 100% électriques entre particuliers ont été effectués sur des C-Zero et E-Mehari et atteignent à peine la dizaine. Ce service sera peut-être aussi reconduit sur des véhicules à moteurs thermiques.
Le deuxième est avec NuTonomy, qui a vu le jour en juillet 2017, vise quant à lui des tests sur route de véhicules 100% autonomes à Singapour. Les premiers essais sont encourageants et pourront être déployés sur routes ouvertes prochainement. Le logiciel de la start-up américaine a été installé sur des Peugeot 3008.

Nous le savons, Euro Repar Car Service est une enseigne créée à l’initiative de PSA. Mais dans le cadre du Business Lab, le réseau inaugurera un pop-up store d’entretien automobile dans le parking d’un grand centre commercial parisien. Ce nouvel atelier sera nommé Euro Repar Car Service City. Et ce ne sera pas le dernier puisque Florian Grimault, responsable marketing, compte en ouvrir trois supplémentaires dans la capitale et de nombreux autres au sein de centres commerciaux, aéroports ou gares des métropoles françaises. Le but étant de proposer une immobilisation du véhicule moins importante, soit deux heures, pendant que le propriétaire fait ses emplettes.

Mais aussi Icodrive qui va proposer des services intelligents et compatibles dans tous les véhicules, KBRW qui est le nouvel éditeur de solutions SI globales dédiées à destination des métiers de la distribution ou encore Expedicar, spécialiste du transport de véhicules à l’unité. Cette start-up travaille notamment avec Aramis Auto, Carventura, Zanzicar, Rent a Car, ou encore Fraikin.

Mais le succès de ces partenariats n’aurait sans doute pas pu voir le jour sans le fonds d’investissement sur lequel repose PSA. ID Invest permet au constructeur d’identifier les innovations et de les choisir rapidement. « C’est un partenaire de choix pour ne pas se noyer sous la masse, je rappelle qu’une start-up par semaine se créer dans le monde automobile. Ensemble, nous essayons de trouver les personnes qui ont le même terrain de jeux que nous », affirme Anne Laliron. La directrice aurait investit environ 10 millions d’euros dans le fonds.