"Vous pouvez vous attendre à ce que je ne sois plus PDG de Renault avant 2022", a indiqué Carlos Ghosn, dans une interview au Financial Times.

Le dirigeant de 64 ans, qui doit être reconduit le 15 juin 2018 pour quatre ans par les actionnaires du groupe, resterait cependant président du conseil d'administration de l'entreprise et PDG de l'alliance formée avec les partenaires japonais Nissan et Mitsubishi.

Le patron du constructeur français aux cinq marques (Renault, Dacia, Renault Samsung Motors, Alpine et Lada) a nommé en février un directeur général adjoint, Thierry Bolloré, appelé à lui succéder comme PDG de Renault. Cet homme de 54 ans est un grand connaisseur de l'Asie où il a passé une bonne partie de sa carrière.

Consolider l'Alliance


Carlos Ghosn doit consacrer son dernier mandat à la tête de Renault à consolider l'alliance avec Nissan et Mitsubishi, qu'il a conduit au premier rang mondial des constructeurs automobiles avec 10,6 millions de voitures vendues l'an dernier.

Cette alliance est aujourd'hui une construction aux équilibres complexes, constituée d'entreprises distinctes liées par des participations croisées non majoritaires. Renault détient 43% de Nissan qui possède 15% du groupe au losange. Nissan possède 34% de son compatriote Mitsubishi.

Une refonte de l'alliance pourrait passer par une modification des niveaux de participation, voire par une fusion, mais le sujet est politiquement sensible, sur fond de rivalités franco-japonaises.

"Tout est sur la table. Il n'y a pas de tabou, pas d'interdit", avait déclaré en février Carlos Ghosn, assurant que "les intérêts fondamentaux des uns et des autres seront évidemment pris en compte".