« Ne faites plus ce que j’ai fait ». C’est en substance le propos de Carlos Ghosn, PDG de l'alliance Renault-Nissan (et désormais de Mitsubishi) et du groupe Renault, devant les députés.

Une situation intenable


Ce dernier a quitté les commandes opérationnelles de Nissan en février 2017 mais préside le conseil d'administration de Mitsubishi depuis fin 2016.

Lors d'une audition à l'Assemblée nationale, Carlos Ghosn a recommandé à ce que l'on ne mette plus qui ce soit « dans des situations comme ça », à savoir être à la tête de plusieurs entités de ce géant de l'automobile simultanément.  L'alliance a été obligée de le faire à un moment de son histoire pour la consolider mais je pense que cela est intenable à terme.


On va "voir des évolutions qui vont dans le sens de responsabilités séparées", a-t-il encore dit.

Carlos Ghosn ne serait plus PDG de Renault, mais seulement président


Selon les Echos, le groupe Renault veut désigner le successeur de Carlos Ghosn en février 2017 pour que les actionnaires du constructeur automobile français puissent valider cette nomination lors de la prochaine assemblée générale, prévue le 15 juin.

M. Ghosn, 63 ans, resterait président de Renault, dans le cadre d'une scission des fonctions de président et de directeur général, avait précisé Les Echos. Il continuerait également de présider l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

L'alliance a revendiqué , par la voix de son président, la place de premier constructeur automobile mondial en 2017, hors poids lourds, avec 10,6 millions de véhicules vendus.