L'essence est redevenue majoritaire cette année dans les choix de véhicules neufs. La tendance avait été amorcée dès l'an dernier cependant, avec, selon l'EEA, 47% de VN vendus fonctionnant au sans plomb pour 49,4% de diesels à l'échelon européen. Un rééquilibrage qui n'a pas été sans conséquence : "En réalité, 1,4g de réduction des émissions moyennes de CO2 au kilomètre constitue la plus petite amélioration annuelle enregistrée sur les 10 dernières années" note l'agence. En moyenne, chaque VN vendu sur le Vieux continent en 2016 émettait 118,1g (-1,2%).

Les résultats pays par pays diffèrent, évidemment. La France, après avoir montré la voie durant des années, est rentrée dans le rang en 2016. Si le pays est demeuré cinquième au palmarès des nations les plus vertueuses, il ne faut pas perdre de vue que le gain en matière d'émissions de dioxyde de carbone n'a été que de 0,7% par rapport à 2015 ! Les VN immatriculés émettaient 110,3 g, contre 111,1 g un an auparavant... Entre 2014 et 2015, la baisse des émissions hexagonales avait été de -2,6%.

L'Agence européenne s'inquiète, et signale que pour atteindre l'objectif de 95 g fixé pour 2021, il faudra "progresser de manière significative au cours des cinq années à venir".
Un voeu pieux, eu égard aux explications fournies par l'EEA pour justifier le ralentissement de la baisse : déclin du diesel (qui émet moins de CO2 qu'un moteur à essence), ralentissement des progressions de ventes d'hybrides et d'électriques, voire même baisse des ventes sur certains marchés comme les Pays-Bas ou le Danemark.

D'autre part, la masse moyenne d'un VN est repartie à la hausse en 2016 : 1388 kilos selon l'EEA, sachant que le poids des seules voitures à essence a crû de 1,5%. La tendance qui consiste à rouler massivement en SUV n'est sans doute pas étrangère au phénomène.

Au palmarès des constructeurs, PSA demeure le constructeur le plus vertueux à l'échelon européen avec 102,4 g d'émissions moyennes pour ses VN. Devant Toyota (106,1 g) et Renault (109,7 g).