Le 20 mai 2018, la manière de contrôler et d'évaluer une voiture à l'occasion d'un contrôle technique va grandement évoluer. Le groupe Dekra, second acteur du contrôle technique en France de par son nombre de centres, a choisi de communiquer sur quelques chiffres afin de démêler le vrai du faux d'une réforme anxiogène.

Il s'agira de parler bientôt de défaillances, non plus de défauts. Le nombre de défaillances possibles va exploser, comme l'a déjà indiqué L'argus, en passant de 410 à 610 d'ici quelques mois. En revanche, les points de contrôle ne seront pas multipliés : ils passeront de 123 à 133, selon Dekra.
L'actuel "défaut sans obligation de contre-visite" va devenir "défaillance mineure", le défaut avec obligation de réparation "défaillance majeure" et le nouveau défaut s'appellera "défaillance critique". Ce sont 129 défaillances critiques qui vont apparaitre dans la nomenclature, elles contraindront les automobilistes à ne plus se servir du véhicule à compter de minuit le jour où le contrôle a été effectué.

Afin de préparer au mieux les esprits, Dekra prévient aussi. Le contrôle technique sera plus long, c'est certain, car "le nombre de points augmente et les contrôleurs devront déterminer la gravité de la défaillance parmi un nombre de constats en forte augmentation (610 vs 410 jusqu’alors)". Il sera de fait plus cher, "de 15 à 20% en moyenne". De la même manière, la contre-visite risque de devenir payante au sein de la plupart des centres : "De 20 à 30€" pense encore le spécialiste allemand du contrôle technique.

Concernant les défaillances et leurs effets, Dekra avait communiqué précédemment. Les défaillances critiques ne devraient concerner que "1 à 3%" des véhicules visités selon le groupe. Le nombre de véhicules envoyés en contre-visite devrait monter à 30% environ, sachant que le taux actuel est de 17%. Une prévision prudente, car le concurrent principal du groupe Dekra anticipe plutôt un taux de contre-visite proche de 35 à 40%...