Le contrôle technique, meilleur allié du business de l'après-vente automobile ? Le contrôle technique va se réformer en trois temps : changement complet de nomenclature au 20 mai prochain ; durcissement des critères d'opacité des fumées pour les diesels à compter du 1er janvier 2019 ; contrôle des émissions d'oxydes d'azote (NOx) au 1er janvier 2022.

Mais s'il est un sujet qui fait craindre un sérieux impact sur le parc, c'est bien celui lié à la pollution des diesels. La méthode pour mesurer l'opacité de la fumée sera toujours la même. Simplement, le seuil pour être déclaré conforme sera beaucoup plus sévère. Selon les projections d'Actia, spécialiste de l'équipement de garage, le "taux de refus estimé" devrait tourner aux alentours de 10 à 15% des diesels qui vont se présenter. Contre 0,76% à l'heure actuelle... En d'autres termes, ce sont 2 millions d'entrées en atelier qui pourraient avoir lieu uniquement en raison du tour de vis sur la pollution !

Le problème, selon le directeur général d'Actia David Vayssié, est le suivant : "Il y a aujourd'hui très peu d'opacimètres dans les garages" indique t-il. Actia n'en aurait même pas un millier au sein de tous les établissements de France, hors centres de contrôle évidemment. De ce fait, les garagistes vont devoir s'équiper afin de pouvoir traiter l'afflux de diesels fumants. Toujours d'après Actia, pour satisfaire la future demande, il faudrait que 10 à 12 000 opacimètres soient déployés dans les réseaux d'après-vente... Le CNPA confirme qu'il s'agit "d'un sujet" à l'heure actuelle et qu'il informe "les professionnels de cette échéance car cela un impact important dans les garages".