Avec 181 ouvertures de centres de contrôle technique en France l'an dernier contre 202 en 2016, le rythme d'apparition des nouveaux établissements s'est quelque peu calmé ; 2017 a même été l'année la plus faible en la matière depuis 5 ans.

Le nombre global de centres agréés a tout de même progressé : 6347 installations bénéficient d'une autorisation préfectorale au 31 décembre 2017, soit +1,3%. De ce fait, le nombre moyen de centres par département est passé de 62 à 63 établissements. Une petite progression à mettre en perspective avec celle du nombre de contrôleurs. Ces derniers ont crû de 4,5% en 2017 (+3,6% en 2016), ils représentent désormais un effectif de 12 594 professionnels de l'inspection technique. Plus de contrôleurs, un petit peu plus de centres, la moyenne de contrôles à effectuer par personne a donc légèrement baissé, avec 1622 visites techniques périodiques en 2017 contre 1629 en 2016.
A contrario, du fait d'une croissance du volume à inspecter plus rapide que celle du nombre de centres (20 615 720, +2%), ce sont 3337 visites techniques périodiques qui ont été réalisées en moyenne par établissement l'an dernier : +0,8%.

Le taux de contre-visites étant orienté à la hausse (18,5% pour les VP, +0,9 point), le taux moyen de véhicules recalés par département a logiquement grimpé. Le territoire le plus clément n'a pas la Haute-Corse l'an passé comme de coutume, mais le Val-d'Oise : 12,2% de prescription de contre-visites, quand la Haute-Corse affichait en 2016 seulement 10,9% de véhicules refusés lors de l'inspection initiale.

Toujours concernant les territoires, les départements de la Creuse, de la Dordogne, de la Nièvre, de l'Orne, de Paris, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, de la Guyane et de Mayotte ont vu un nombre inférieur de VP se présenter pour une visite technique périodique en 2017. Cependant, en tenant compte des contre-visites et des contrôles sur les VUL, cinq départements ont réellement vu leur activité se rétrécir l'année dernière : Paris (-6,7% d'inspections effectuées), les Hauts-de-Seine (-2,5%) et le Val-de-Marne (-1%) d'un côté, la Guyane (-2,8%) et Mayotte (-2,7%) de l'autre.