A son lancement en octobre 2017, cPark est restée plusieurs jours l'application la plus téléchargée depuis la Belgique sur l'AppStore et Play. Sept mois plus tard, Hadrien Crespin, cofondateur, revendique 85 000 membres actifs, dont 45 000 à Bruxelles. Le slogan est prometteur : « cPark, l'application qui t'évite les amendes de parking. »

L'application cartographie les différentes tarifications, du totalement gratuit à l'interdiction de stationner. Un code couleur permet de s'y retrouver. Les utilisateurs peuvent signaler le passage d'agents de contrôle ou de voiture-scanner de plaques d'immatriculation. C'est en agrégeant ces alertes que l'application donne les tranches horaires de contrôle probable, selon les voies. Par ailleurs, en activant le bouclier, les « cParkers » protègent votre voiture puisqu'ils peuvent vous alerter de la présence d'un agent dans un périmètre de 300 mètres autour du véhicule. cPark prévient également de la fin de validité du forfait post-stationnement (FPS) grâce à une notification.

Un modèle économique façon Waze


Gratuite au téléchargement, l'utilisation de l'application cPark l'est aussi. Hadrien Crespin espère se rémunérer grâce aux publicités et aux partenariats géolocalisés. Si vous parquez votre voiture près d'un commerce ou d'un restaurant partenaire, une publicité s'affichera sur votre smartphone. Pour que les informations sur le stationnement payant à Paris et sa petite couronne soient fiables, 10 000 membres actifs sont nécessaires. Hadrien Crespin espère très vite atteindre les 50 000 utilisateurs et voit d'un bon œil l'intégration de son service dans d'autres applications de mobilité, par exemple de locations de voiture entre particuliers.

Le jeune entrepreneur a eu l'idée de cPark après avoir laissé son véhicule pendant une semaine dans une rue où il croyait le stationnement gratuit. A son retour, il trouva 5 amendes sur le pare-brise, toutes dressées entre 9h35 et 9h37…

Après la cascade de couacs qu'ont connu Streeteo et Moovia, les deux prestataires pour la verbalisation et le contrôle des FPS, on peut raisonnablement penser que cPark rencontrera son public à Paris. Et les services d'Anne Hidalgo n'ont pas à s'inquiéter pour les recettes de la ville. Contacté par L'argus, Parking.Brussels, le service du stationnement de la métropole bruxelloise, reconnait surveiller l'évolution du nombre de « cParkers » à Bruxelles, mais réfute toute baisse des verbalisations depuis son lancement. Au contraire, « il y aurait comme un regain de citoyenneté » !