C’est la presse allemande qui a révélé l’information. Le groupe Daimler (Mercedes et Smart) aurait pendant presque une décennie, de 2008 à 2016, vendu en Europe et aux Etats-Unis des voitures avec un niveau d'émissions polluantes élevé et non autorisé.

Trois médias, le quotidien Süddeutsche Zeitung et les chaînes régionales NDR et WDR, ont pu consulter le document d'enquête. Celle-ci avait entraîné le déclenchement des perquisitions ayant eu lieu en mai 2017 dans une dizaine de locaux de Daimler en Allemagne.

Selon ce document, les voitures et petits utilitaires, sur lesquels les mesures d'émissions polluantes auraient été manipulées, sont équipés de moteurs OM 642 et OM 651. Au total, environ un million de véhicules pourrait être concernés.

A la recherche de preuves


Les perquisitions réalisées en mai visaient à rechercher des "documents probants et matériels de stockage de données" pour étayer l'enquête ouverte en mars et visant des employés de Daimler pour des soupçons de "fraude" et de "publicité mensongère" sur les niveaux de pollution réels des véhicules.

L'enquête vise seulement deux personnes, ayant travaillé dans le développement de logiciels pour la motorisation diesel. Aucun membre du directoire n'est concerné.

Le principe serait du même ordre que celui de Volkswagen : un système de réduction des émissions pollutions ne se met en route qu'au moment des contrôles officiels, et reste éteint quand les voitures sont sur les routes.

Les autorités judiciaires américaines ont aussi des comptes à demander à Daimler. Le constructeur fait face outre-Atlantique à une série de plaintes en action collective en liaison avec une prétendue publicité mensongère sur les rejets de gaz polluants de ses véhicules diesel.