L’industrie automobile française est l’une des meilleures européennes en matière d’innovation. Si vous n’en êtes toujours pas convaincus, voyez donc un peu les chiffres suivants, d’après une information dénichée par Le Monde Informatique.

Le rapport de l’Office européen des brevets (OBE) a recensé 166 000 demandes en Europe en 2017, soit une augmentation de 3,9% par rapport à l’année précédente. Et la France reste à la deuxième place du classement des demandeurs de brevets avec 10 559 dossiers déposés. Mais pas que. L'Hexagone est également 2e dans la catégorie transports/automobile avec 1044 dépôts sur un total de 8217, soit +2,5%. L’Allemagne garde le leadership malgré une baisse de 3,7% à 1877 dépôts.
Dans son top 10 des plus gros demandeurs du secteur, l’OBE classe quatre groupes français comme Valeo en 3e position (183 brevets déposés), Michelin à la 8e place (138), PSA 9e (130) et Renault à la 10e (128). United technologies et R. Bosch occupent respectivement les deux premières marches du podium.

Notons que Valeo s’est fait remarquer en 2017 en intégrant le top 20 des entreprises déposantes, tous secteurs confondus. Il est le seul groupe français, et qui plus est, seul véritable acteur automobile. Mais l’équipementier se place en tête du classement, en France, en tant que premier déposeur français (tous secteurs confondus) avec ces fameux 770 dépôts. Les autres acteurs de l’automobile sont présents à partir de la 7e ligne du tableau avec Michelin (275), PSA 8e (269), Renault 11e (240), etc.

Mention spéciale à l’Ile-de-France qui est également répertoriée comme la 2e région en Europe la plus demandeuse avec plus de 7000 dépôts de brevets, soit 66% des demandes françaises à l’OBE. Mais les allemands s’emparent aussi de la première place grâce à la région de la Bavière (7541 dossiers).