Nouvelles tensions entre Uber et certains de ses chauffeurs. Quelques un d’entre eux s’étaient barricadés le 25 janvier 2018 chez Uber à Paris. Ils réclamaient la suppression de l'offre UberPool, qui permet à des clients de partager la course. Ils ont été délogés par la police qui a interpellé 13 personnes pour dégradations.

Ce n’est qu’après que des propositions de discussion n'ont pas été acceptées par les chauffeurs, que les forces de l'ordre ont décidé d'intervenir.

La veille, le 24 janvier 2018, les locaux de la société à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avaient déjà été occupés par des chauffeurs réclamant entre autres l'arrêt immédiat de l'offre UberPool.

Cette offre permet à deux clients allant dans la même direction de partager une voiture, ce qui leur permet de payer une course moins chère.

UberPool, des conditions moins intéressantes pour les chauffeurs


Avec UberPool, les chauffeurs sont payés 80 centimes le kilomètre avec une commission de 35%, contre "1,05 euro le kilomètre et 25% de commission" pour l'offre classique. Uber aurait refusé à des chauffeurs d'être désactivés sur l'offre UberPool.

Les chauffeurs réclamaient également une hausse des tarifs, une amélioration de leurs conditions de travail et un contrat de partenariat précis.

"Les chauffeurs peuvent refuser d'être inscrits" sur le service de covoiturage UberPool, a assuré Uber. Selon Uber, un chauffeur qui accepte les courses UberPool gagne en moyenne 15% de plus que les autres chauffeurs. Ce que ne confirment pas les chauffeurs.

Le groupe se dit toujours ouvert au dialogue. Il avait organisé plusieurs tables rondes pour mieux comprendre leurs attentes, notamment concernant l'option UberPool. Ces échanges ont donné lieu à plusieurs modifications ces derniers mois. Manifestement, ce n’était pas suffisant pour certains chauffeurs.