Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, le groupe a vu son bénéfice net progresser de 8,6% à 288,3 milliards de yens (environ 2,17 milliards d'euros au cours actuel), un peu en deçà des 290 milliards visés. Il s'agit toutefois d'un rebond après le recul enregistré en 2016, où Bridgestone avait pâti du yen fort.

Par ailleurs, son bénéfice opérationnel est orienté à la baisse (- 7%), mais bien plus qu'anticipé. Le groupe souligne avoir particulièrement souffert de la hausse des coûts des matières premières.

Pourtant, le chiffre d’affaires progresse de 9%, à 3,643.4 milliards de yens, mais Bridgestone avait confirmé un objectif 3.650 milliards de yens sur l'année il y a trois mois.
Les ventes de pneus ont progressé dans toutes les grandes régions du monde, au Japon, en Asie-Pacifique (Chine incluse), en Amériques et dans la zone EMEA, à la fois pour les véhicules légers et les véhicules industriels (poids lourds et bus).  En revanche, la performance financière n’a pas toujours suivi, comme en Amériques par exemple.
Pour l’exercice 2018, la direction de Bridgestone table à nouveau sur « un environnement opérationnel qui va continuer de nécessiter une grande vigilance du fait des fluctuations des taux de change et des prix des matières premières ».

Elle mise avec prudence sur une demande mondiale plutôt stable, mais estime toutefois que les résultats du groupe vont s’améliorer : une hausse de 4,3% du chiffre d'affaires à 3.800 milliards de yens, une progression de 10,5% du bénéfice opérationnel, et une amélioration de 6,8% du bénéfice net.