"Les restrictions seront valables pour toutes les voitures diesel qui ne respectent pas la norme Euro 6", a précisé l'autorité municipale de l'environnement dans un communiqué, ce qui correspond généralement aux véhicules diesel mis en circulation avant 2015.

La Cour administrative fédérale, installée à Leipzig, a en effet confirmé fin février deux décisions de justice permettant à Stuttgart et Düsseldorf de mettre en place des interdictions de circulation afin d'assainir l'air.

Cette décision a ouvert la voie pour d'autres villes allemandes toutes aussi polluées, comme Hambourg.

Dans le détail, la Cour précise que les diesels ne pourront être que "progressivement" bannis de ces deux villes, en commençant par les plus anciens et en prévoyant des exceptions "pour les artisans ou certains groupes d'habitants".

Ces interdictions de circulation seront valables sur deux tronçons de 1600 mètres et 580 mètres où des panneaux sont d'ores et déjà installés, avec des exceptions pour les résidents, voitures de livraison ou ambulances.

Elles font monter la pression sur le gouvernement allemand, souvent décrié pour sa proximité avec le lobby de l'industrie automobile.

Berlin se refuse par exemple à instaurer une "vignette bleue", mécanisme national qui permettrait de faciliter les contrôles en cas d'interdiction de circulation, et s'est plusieurs fois exprimé contre de telles restrictions.

Berlin parie sur des mesures aux effets moins immédiats, comme la mise en place d'un fonds d'un milliard d'euros pour aider les villes à développer leur réseau de transports publics ou encore leur flotte de véhicules électriques.

La Commission européenne a décidé jeudi dernier de renvoyer six Etats membres devant la justice de l'UE, dont l'Allemagne, mis en cause pour ne pas respecter les normes de qualité de l'air.

Les véhicules roulant au gazole sont considérés comme majoritairement responsables de la pollution aux oxydes d'azote (NOx), qui favorisent les maladies respiratoires et cardiovasculaires.