Le groupe automobile FCA Chrysler explique avoir obtenu l'assentiment de deux régulateurs pour installer un logiciel dans des nouveaux modèles Jeep et une camionnette à plateau Ram, tous deux à motorisation diesel. Selon FCA ce logiciel est semblable à ceux mis en cause par le département de la Justice (DoJ).

L'agence fédérale de protection de l'environnement (EPA) et l'agence californienne de l'environnement (Carb) sont les deux autorités ayant donné leur feu vert à FCA US après une période de tests "intensifs" destinés, affirme le groupe, à vérifier si ce logiciel visait à masquer le niveau réel des émissions polluantes du véhicule, comme l'affirme le DoJ, ou alors à améliorer la performance énergétique, comme l'affirme le constructeur.

"FCA estime que ces actions devraient faciliter une résolution rapide des discussions en cours avec la division de ressources naturelles et de l'environnement du département de la Justice et les autres agences gouvernementales", avance-t-on de même source.

Cette information intervient au moment où la presse américaine rapporte que le ministère envisage de porter plainte au civil contre FCA US pour les émissions polluantes de ses véhicules diesel si aucun accord n'était conclu.

Le troisième constructeur automobile américain a été accusé en janvier par l'EPA d'avoir violé les lois sur la pollution de l'air en dissimulant l'existence d'un logiciel équipant 104.000 véhicules aux Etats-Unis.

Selon le Carb, les véhicules équipés de ces "auxiliaires d'émission" rejettent un niveau "accru" d'oxyde d'azote (NOx), un gaz tenu pour responsable de nombreuses affections respiratoires.

FCA US encourt des pénalités civiles allant jusqu'à 4,6 milliards de dollars.

Le groupe allemand Volkswagen, mis en cause pour avoir installé sur ses véhicules diesel un logiciel destiné à frauder les tests d'homologation, a mis fin aux poursuites américaines en échange du paiement d'une amende criminelle de 2,8 milliards de dollars.

Au total, Volkswagen a accepté de verser 23 milliards de dollars aux Etats-Unis, en particulier pour indemniser quelque 600.000 automobilistes et réparer les dégâts causés à l'environnement.

Outre les Etats-Unis, Fiat Chrysler fait également l'objet d'une enquête de la Commission européenne pour violation supposée des règles d'homologation environnementales en Italie.