Alors que le « monkeygate » n’est qu’à ses débuts, le « dieselgate » continue de battre son plein. La justice allemande vient d’ouvrir une nouvelle enquête sur Bosch. Une filiale américaine de l’équipementier est soupçonnée d’avoir pris part à la fraude sur les émissions polluantes de véhicules diesels Chrysler. L’investigation vise deux salariés pour complicité de fraude.
Les faits remontent à 2014 où ces employés auraient été impliqués dans la commercialisation de Jeep Grand Cherokee et RAM sur le marché américain. Le parquet de Stuttgart explique que « sur ces véhicules, l’efficacité du système de contrôle des émissions en dehors des tests menés par les autorités a été réduite sans justification technique ».

Rappelons que la justice allemande enquête déjà sur quelques salariés de Bosch dans le cadre de trois dossiers ouverts contre Volkswagen, Audi et Daimler. Le groupe Fiat-Chrysler fait également l’objet de poursuites aux Etats-Unis comme en France, pour avoir faussé le niveau réel des émissions polluantes de véhicules diesels lors de contrôles.

Concernant cette nouvelle enquête, Bosch a affirmé vouloir coopérer et soutenir les investigations en cours. Lors d’une conférence de presse, Volkmar Denner, patron du groupe, a souhaité vouloir restaurer la confiance des consommateurs concernant la technologie diesel et a appelé l’industrie automobile européenne à plus de transparence.