Cinq millions de voitures à rappeler en Allemagne, pour un coût de 500 millions d'euros environ ne suffisent pas à calmer les critiques : le diesel est un ennemi pour certains, et aucune remise à jour du logiciel de gestion moteur n'y changera quelque chose : "Les trois quarts des Allemands pensent que le gouvernement est trop proche de l'industrie automobile" a par exemple observé Greg Archer, l'un des porte-parole de la remuante association Transport & Environment.
Selon lui en effet, "dépenser des milliards pour faire en sorte que de vieux diesels deviennent plus propres n'est pas la bonne réponse. A la place, les constructeurs devraient se voir contraints de trouver des idées en matière de transports durables et de purification de l'air à même de faire baisser rapidement les niveaux de pollution".

L'association européenne BEUC, qui fédère elle-même 43 associations de consommateurs en Europe, a aussi grincé des dents via Twitter peu de temps après que les Allemands de VDA aient dévoilé leur plan : "Encore une fois, des freins ont été mis aux intérêts des consommateurs. Un nouveau sommet est nécessaire, cette fois-ci avec des représentants des consommateurs à la table" a t-elle indiqué.

La députée européenne d'Ile-de-France Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy, enfin, a plutôt choisi l'ironie pour parler du sommet allemand du 2 août. Après avoir été l'un des piliers de la commission d'enquête européenne sur la fraude aux émissions, elle a fait savoir que celle-ci "va reprendre du service". Car selon Le Monde, des fonds européens auraient été utilisé par Volkswagen pour mettre au point l'un des moteurs frauduleux...