Si les constructeurs américains ont fait preuve de bonne volonté face aux exigences de Donald Trump et annoncé des investissements sur le sol américain pour produire localement, leur docilité était visiblement en trompe l'oeil.

Le président américain, en visite dans la région de Detroit, doit rencontrer les dirigeants des constructeurs automobiles et pourrait leur montrer des signes de détente sur les futures normes d'émissions.
Ces nouvelles limites, promises par l'administration Obama, doivent prendre la suite de la première étape de réduction des émissions de polluants instaurée entre 2012 et 2016. L'agence de protection de l'environnement (EPA) avait même devancé la seconde étape qui doit courir jusqu'en 2022, avant la prise de fonction de Donald Trump en janvier dernier.

Mais c'était sans compter la nomination de Scott Pruitt, climato-sceptique, en tant qu'administrateur de l'Epa et l'annonce de l'allègement des règles. Les constructeurs automobiles, qui demandent cet assouplissement des normes, devraient donc recevoir une garantie qui pourrait réduire la facture de 33 milliards de dollars, sur les 200 milliards que doit coûter l'abaissement de la consommation des véhicules.

Selon le porte-parole de la maison blanche, Sean Spicer, « l'objectif de la visite de Trump est de souligner la nécessité d'éliminer les fardeaux des règlements qui entravent inutilement la croissance significative de l'emploi. »