Les taxis sont trop chers pour prendre un vol lowcost ! Laurent Bouzon, co-fondaeur et CEO de Drivoon a créé, en 2008, une société de taxis spécialisée dans les transports d’affaire et sanitaires. A cette occasion, il a identifié ce problème relatif aux liaisons aéroportuaires.

En effet des clients lui ont fait remarquer « qu’il était disproportionné de payer jusqu’à 60 euros pour aller à l’aéroport de Lyon depuis le centre ville pour prendre un avion pour Madrid dont le prix du billet est de 30 euros. »


Une réflexion s’est mise en place pour trouver une solution à cette aberration.

Une application gratuite à partir du 1er avril


L’équipe de Drivoon a travaillé sur une solution 100% mobile (le site internet permettra simplement de basculer vers le Play store ou l’Apple store) et lancera, le 1er avril, une application en cours de développement.

Elle promet, dans un premier temps, de proposer un trajet entre Lyon et l’aéroport de Saint Exupéry, au tarif de 4 et 7 euros par place au lieu de 50 à 60 euros avec un taxi traditionnel. Pour arriver à un tel prix, Drivoon mise sur le covoiturage entre particuliers. Les conducteurs percevront 20 centimes par kilomètre et la start-up se rémunérera par une commission fixe à hauteur de 2,50 euros par course.

Par rapport aux autres plateformes de covoiturage, « nous aurons une identification de lignes à la manière de transports en commun avec des arrêts spécifiques et à terme, en travaillant avec les pouvoirs publics, nous souhaitons disposer d’espaces identifiés physiquement sur la voie publique avec des bornes connectées pour commander un covoiturage et voir dans combien de temps une personne pourra passer » explique Laurent Bouzon.


Un développement prudent



N’ayant pas les moyens de faire de la communication de masse, Drivoon table sur une stratégie basée sur des partenariats avec des acteurs clés du marché comme les aéroports et les compagnies aériennes.

Un partenariat avec Aéroport de Lyon a été signé et des négociations sont en cours avec Vinci Airports et Aéroport de Paris. « Le deal est que nous optimiserons pour eux l’accès à l’aéroport et ils communiqueront pour nous au sein de leurs infrastructures et sur leurs réseaux sociaux », précise notre interlocuteur.

Aucune levée de fonds n’a encore été faite, mais la start-up a reçu un soutien de BPI France (Banque Publique d’investissements) et compte drainer les capitaux nécessaires pour un déploiement national d’ici à 2018.