Le président des Etats-Unis Donald Trump a suggéré la semaine passée qu'il serait bon de remonter les barrières douanières sur les véhicules importés aux Etats-Unis. De 2,5% aujourd'hui, les droits de douane grimperaient à 25%. Une annonce qui a suscité un certain agacement en Europe, notamment au sein de l'Association des constructeurs européens (ACEA) : "Tout accord contraignant le commerce dans le secteur automobile aura un impact sérieusement négatif non seulement en Europe, mais aussi aux Etats-Unis" a fait savoir le secrétaire général Erik Jonnaert.

L'association Auto Alliance, qui représente les intérêts de presque tous les constructeurs qui officient en territoire américain, n'est pas en reste : "Nous exhortons l'Administration à soutenir les politiques qui éliminent les obstacles au libre-échange et nous continuerons à travailler avec eux et à fournir des contributions pour atteindre cet objectif" a t-elle indiqué dans un communiqué.
L'association des concessionnaires américains Nada s'est positionnée de la même manière, mais pour des raisons différentes : " Des droits de douane sur les véhicules importés et les pièces équivalent à une taxe pour les consommateurs, et nous nous inquiétons du fait que cela entrainerait une hausse des prix et un appauvrissement du choix pour nos clients" a t-elle expliqué.

D'après les chiffres de l'Administration américaine, 50% des ventes de véhicules neufs en 2017 ont relevé d'une importation. Les pays les plus exportateurs vers les USA sont le Mexique et le Canada, précisément là où les constructeurs américains ont délocalisé leur production.