Hier encore, nous écrivions un article sur les boîtiers connectés et leurs vertus pour les pros de l’auto (à lire Ces boîtiers connectés au service des pros), dans lequel Michaël Fernandez, cofondateur et directeur de Drust résumait :

« Nous ne cesserons jamais de travailler pour rendre les routes plus sûres, plus économiques et les automobilistes, plus heureux dans l’usage de leur voiture. Nous sommes au début de l’histoire ».

Comme quoi, dans l’auto, tout va extrêmement vite puisque ce même dirigeant a décidé de délaisser peu à peu les boîtiers télématiques qui collectent des données depuis les véhicules, d’abandonner le BtoC et de se consacrer à l’intelligence artificielle (IA). Cette annonce a retenti lors de la 4e édition de la Conférence automobile connectée (Cac), orchestrée par nos confrères du Journal de l’automobile, le mardi 13 mars 2018. Selon le JA, cette date annonce également la fin progressive de la distribution des boîtiers Akolyt, soit après une seule année de commercialisation.

« Nous sommes à un virage entre la conception du produit et celle de l'expérience de l’utilisateur. L’IA est le nouveau moteur de l’offre Drust », souligne Michaël Fernandez.

C’est donc à peine plus de trois ans après sa création que le dirigeant et sa start-up Drust prennent un nouveau virage.

« L’IA nous paraît à tous futuriste mais au contraire tout se joue aujourd’hui. Et bien sûr, la prise OBD est condamnée alors à nous de nous positionner dès maintenant. »

Il rappelle que le parc est connecté à 20% mais qu'il atteindra les 80 à 100% très rapidement. Désormais, Drust souhaite donc intervenir en tant que spécialiste de la gestion et de la transformation d’informations brutes afin de les rendre utiles pour les marques désireuses de créer des services dans l’assurance, la location, la mobilité, les auto-écoles, les smartcities, etc. Il s’agira de créer une plateforme d’intelligence et
des algorithmes pour gagner en pertinence d’interprétation. Le nouveau spécialiste de la donnée de la voiture connectée entend certifier du matériel pour valider des partenariats stratégiques et proposer des offres de services connectés. La création d’écosystèmes sera donc la priorité. 

"En véritable partenaire technologique, l’entreprise propose différentes offres, standard ou sur-mesure, avec un panel de fonctionnalités qui s’adapte à tous les besoins : sélection et transformation des données, personnalisation de l’application ou de l’interface web, intégration de la technologie Drust en marque blanche, etc.  Interfaçable directement sur les serveurs des constructeurs, connectée via un boîtier branché sur la prise OBD ou directement sur la batterie, la solution devient compatible avec l’ensemble du parc automobile français", lance la start-up.

Selon le JA, Michaël Fernandez a pour souhait de traiter directement avec les constructeurs et de s’interfacer avec eux en amont en leur apportant du matériel embarqué de haute technologie. L’entreprise dévoile un réel parti pris sur la Data Intelligence. Nous en saurons plus dans quelques mois.