Le diesel n’est pas mort ! Si Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, et Anne Hidalgo, maire de Paris, mènent leur combat contre les moteurs à gazole, il y a au moins une personne au gouvernement qui en est un fervent défenseur et qui ose l'avouer !

En visite sur le site de l’équipementier Bosch à Onet-le-Château (Aveyron), mercredi 3 août 2016, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a surpris en révélant son attachement pour le diesel. D’abord hué, celui-ci est parti à la rencontre des 60 salariés spécialisés dans la fabrication des éléments moteurs qui l’ont interpellé sur les positions politiques de ces dames (restriction de la circulation des véhicules au 1er juillet 2016). Il leur a assuré que le moteur diesel "restait bien au cœur de la politique industrielle française et de la mobilité environnementale".

Aussi, dans son discours, le patron de Bercy n’a pas hésité à rappeler son titre de "ministre" contrairement à "Madame Hidalgo, qui n’est pas ministre de l’Industrie" : "ses décisions ne valent pas pour la France, il ne faut pas faire la chasse au diesel après le scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen" a-t-il ajouté.

Quant au carburant, Emmanuel Macron s’est permis de vanter les performances de la nouvelle génération en estimant que "l’avenir du diesel passe par l’innovation" même si la question des particules reste présente. Le diesel de l’ancienne génération selon lui, reste néanmoins important au vu "des millions de personnes qui l’achètent, celles qui ont le moins de pouvoir d’achat". a t-il souligné.