Les chiffres sont trompeurs. Les données brutes montrent une chute de 6% des ventes de voitures neuves en France en avril 2017 à 171 870 unités. Il s’agit, une fois encore, d’une fausse dégradation, car compte tenu du nombre de jours ouvrables (19 contre 21), c’est en fait une légère progression de + 3,9% qui aurait dû être enregistrée (Pâques a été en avril en 2017 et en mars en 2016). A l'inverse, le bond de 7,1% en mars dernier, n'était que la conséquence arithmétique de jours ouvrables en plus.

Cette baisse s'explique par le contexte électoral. En effet, les mois qui précèdent les grandes élections ne sont jamais de très bons mois pour l'achat de voitures neuves.

Sur ce marché en petite forme (comparé aux +5,1% de l'année 2016), la marque Renault baisse de 9,3% et tombe en dessous des 19% de pénétration. Dacia reste dans la tendance générale (-5,3%).

De son côté, PSA suit le marché général (-5,3%) grâce à la bonne tenue relative de Peugeot (-2,2%) et de Citroën (-5,2%) alors que DS continue de dévisser (-42,3%).

Toyota et Ford rivaux pour la place de deuxième importateur


La marque Volkswagen est toujours à la peine (-15,1%) alors que ses deux sœurs généralistes affichent un réel dynamisme, Seat bondissant de 21% et Skoda de 8,7%.

Toyota continue de batailler avec Ford pour occuper la place de deuxième importateur en France. En avril, malgré un frémissement de +1,2%, le japonais ne parvient pas à dépasser son concurrent à l’ovale qui suit le tassement du marché. Au cumul des quatre mois, il devance son rival euro-américain.

La marque Fiat fait toujours preuve d’une étonnante vitalité (+3,9%) et s’installe nettement au- dessus des 3% de part de marché, tant en avril (3,14%), qu’au cumul (3,3%). Comme ces derniers mois, Alfa Romeo poursuit son ascension (+55,4%).


Coréens : Kia qui rit, Hyundai qui pleure



Nissan résiste mais reste désormais nettement derrière son compatriote Toyota qu’il avait un temps doublé, tiré par le Qashqai et le Juke.

Opel résiste et maintient sa part de marché, tant en avril qu'au cumul.

Contraste chez les Coréens, avec Kia qui s’envole et s’empare de 2% du marché, et Hyundai qui dégringole de 15,3%. Au cumul, Kia reste loin devant son compatriote.

Dans le haut de gamme, Audi (-8,4%), BMW (-13,7%) et Volvo (-7%) décrochent alors que Mercedes, qui affichait de belles progressions ces derniers mois, se maintient tout juste dans le flux toutes marques (-5,1%).

Au cumul des quatre mois, le marché français progresse de 2%, tiré par deux marques réalisant des bonds à deux chiffres : Toyota (+20,1%) et Fiat (+13%). Les deux groupes français marquent le pas.