Le marché français reste en croissance mais à un petit rythme. Après une hausse de 2,5% en janvier, puis de 4,3% en février, il frémit de 2,9% en mars à 231 110 voitures particulières neuves.

Mars étant l’un des mois les plus importants de l’année pour le marché automobile, la petite hausse de 2,2% représente quand même 4 976 véhicules supplémentaires immatriculés.

Au cumul du premier trimestre, la progression est de +2,9% à 556 849 unités. Pour l'ensemble de l'année 2018, le CCFA table prudemment sur une croissance de 2%.

A partir de septembre, la révision du système d'homologation devrait entraîner des niveaux d'émissions de CO2 plus élevées, et donc des malus pour certains modèles, qui freineront les ventes.

Peugeot perd le leadership


En  mars 2018, contrairement aux mois précédents, la dynamique ne vient plus de Peugeot qui se contente d’une modeste progression de 3,5%. Le lion cède en mars le leadership des marques qu’il détenait en janvier et février, à Renault qui pourtant ne fait qu’une timide avancée de 1,2%.

Cela s'explique par le fait que la marque au losange part du très haut niveau de mars de 2017, où il détenait 21,5% du marché. Mars étant un gros mois, la performance de Renault sur ce mois lui permet de reprendre également le leadership au cumul.

En mars, l’allant vient toujours de Dacia en pleine ascension (+ 14,4% à 6,02% de pénétration) qui talonne la marque Volkswagen.

Alors que Citroën piétine (-0,1%), DS, tirée par la DS3, bondit de 14,8% et franchit la barre du point de marché. Pourtant très médiatisée, la DS7 Crossback ne produit pas encore ses effets.

Toyota qui nous avait surpris par sa vitalité ces derniers mois, s’effondre de 15,3% et se fait à nouveau doubler par Ford qui pourtant végète (+2,9%) et par la marque Fiat qui bondit de 9,5%.

Rebond de Volkswagen



La marque Volkswagen retrouve enfin sa vitalité (+13%) mais cette envolée est très relative car elle était tombée à un très bas niveau en mars 2017. Elle parvient ainsi à se hisser de 5,7% à 6,3% de pénétration, un score encore bien faible comparé à ses performances d’avant le dieselgate.

Malgré l’arrivée de la nouvelle Micra, Nissan accentue sa traversée du désert en dégringolant de 20,5%, tassant sa part de marché de 4,1% à 3,2%.

Dans le haut de gamme, Mercedes fléchit de 2,7% mais, avec 2,8% de part de marché, conserve la tête des marques premium, devant Audi (-12,5% à 2,46%) et BMW (-0,9% à 2,45%). Volvo s’envole de 34,6% à 0,9% de pénétration.