Le CNPA s’est investi d’une nouvelle mission et s’est permis de prendre sous son aile une activité encore trop méconnue du grand public et même des professionnels : le débosselage.
Le syndicat automobile vient de lancer une commission professionnelle dédiée aux débosseleurs et dégrêleurs au sein de sa branche carrosserie. Cette entité axée sur le débosselage sans peinture sera présidée par Mickaël Haynau, issu du métier. « Notre activité est très peu connue et reconnue alors qu’elle existe en France depuis plus de 20 ans. Nous connaissons toutes les failles du métier mais nous nous sommes aperçus que personne ne les voyait véritablement », souligne t-il.

Car c’est bien là le problème, la profession est totalement désorganisée. Le CNPA souhaite donc intervenir pour redorer un peu l’image des débosseleurs. Dans un premier temps, le but est de fédérer un maximum de professionnels pour avoir ne serait-ce qu’un minimum d’information concrète du marché français. Car aucun chiffre, ni donnée permettent d’estimer le nombre de professionnels et leur business.

Comme un fil rouge, le deuxième point à traiter est bien de sûr de « lisser les conditions de concurrence du métier » comme le dit Yves Levaillant, président du métier des carrossiers au sein du CNPA. « Si les épisodes de grêle de ces dernières années nous ont fait connaître auprès du grand public, ils ont également donné lieu à de nombreuses dérives », ajoute-t-il. Auto-entrepreneurs non qualifiés, sous-traitance illégale, main d’œuvre étrangère, plateformes éphémères, tarifs anormalement bas, le marché a été totalement bousculé.
Le syndicat a alors comme priorité d’assainir la profession et mettre fin à la concurrence déloyale. D'ailleurs, certaines plateformes qui sont dans l’illégalité ont d’ores et déjà été dénoncées à la répression des fraudes. Aussi, un groupe de travail a été mis en place pour ériger une liste de bonnes pratiques et pour créer un CQP, à savoir une certification de qualification professionnelle d’échelon 3 à 6. Le but étant de pousser les assureurs à ne faire appel qu’à des professionnels qualifiés.

« L’idée est de faire une photo des débosseleurs pour comprendre qui ils sont et comment ils travaillent tout simplement », déclare Yves Levaillant.