"Cette chose qui a émergé et qu'on appelle Uber ou Muber ou je ne sais quoi (...) est maintenant terminée", a déclaré Erdogan. Notre Premier ministre (Binali Yildirim) en a déjà fait l'annonce. Nous avons notre propre système de taxis".


Ses propos interviennent peu après l'adoption par le gouvernement de nouvelles règles compliquant sérieusement les opérations d’Uber en Turquie. Une nouvelle directive prévoit des amendes fortement en hausse pour les véhicules opérant illégalement comme taxis.

L'entreprise pour laquelle travaille le chauffeur incriminé risque d'être suspendue jusqu'à deux ans en cas de récidive.

Des associations de taxis turques avaient par ailleurs saisi les tribunaux ces derniers mois pour réclamer l'interdiction pure et simple d'Uber à Istanbul, alors que la tension entre chauffeurs monte dans la rue.

"Pourquoi est-ce que (Uber) grandit ? Parce que cette émergence a eu lieu en Europe. Mais qu'est-ce que l'Europe pour moi ? Nous prendrons la décision nous-mêmes", a déclaré Erdogan.

Les 17.400 taxis officiels jaunes d'Istanbul sont des piliers pour le transport des usagers dans cette mégapole desservie de manière inégale, mais les critiques sur la qualité de leurs services ont donné à Uber une opportunité de prospérer.

L'entreprise américaine a assuré qu'elle poursuivrait ses activités en Turquie, malgré les nouvelles règles du gouvernement.
"