Plus petit mois automobile de l’année pour cause de congés, août contribue néanmoins au redressement du marché européen. Le mois dernier, les immatriculations ont crû de 5,6% à 903 143 unités, dépassant le niveau d’août 2008, ce qui en fait la meilleure performance de la décennie pour ce mois. Depuis janvier, elles ont progressé de 4,4% à 10,5 millions d’unités.

Mis à part un reflux en avril (-6,6%), chaque mois enregistre une avancée.
Tous les grands pays contribuent à ce bon score, sauf le Royaume-Uni où les immatriculations fléchissent de 6,4% à 76 433 unités. Ce recul était prévisible car le marché britannique avait atteint un sommet historique l’année dernière. Il a été catalysé par un changement apporté à la taxe sur les véhicules depuis le 1er avril, qui a entraîné une augmentation de la fiscalité.

Repli anglais


Il ne s’agit pas, pour le moment d’une conséquence du Brexit mais les professionnels s'inquiètent des conséquences de ce divorce sur leur activité. Ils souhaitent la mise en place d'un accord intérimaire avec Bruxelles pour éviter toute secousse une fois le pays sorti de l'UE. Cela dit, un début d'année encourageant permet aux ventes au Royaume-Uni de ne baisser que légèrement de 2,4% depuis le 1er janvier.

Premier marché du continent, l’Allemagne affiche une petite progression de 3,5%. La France apparaît plus dynamique avec un bond de 9,4% mais le volume y est bien moindre (107 499 unités contre 253 679). On constate aussi que le diesel reflue bien plus vite outre-Rhin que dans l’Hexagone.

Les deux pays du sud, l’Italie et l’Espagne connaissent des croissances à deux chiffres. Outre-Pyrénées, les ventes ont été tirées par une forte progression des achats des entreprises (+19,2%) et des loueurs (+41%). Les professionnels du secteur regrettent de nouveau l'absence de plan de prime à la casse depuis juillet 2016, qui freine selon eux le renouvellement du parc automobile. Selon eux, les ventes en Espagne devraient se stabiliser autour d'un plafond de 1,2 million par an dans les prochaines années.

Volkswagen toujours à la peine


Première marque automobile du Vieux Continent, Volkswagen traverse toujours son désert post dieselgate et reflux de 4,4% en août et de 0,7% au cumul, tombant au-dessous des 11 points de part de marché. Ses deux marques sœurs, dopées par leurs nouveaux SUV, connaissent des bonds à deux chiffres en août.

Si l’on incorpore Opel dans son périmètre, PSA, qui a repris la marque allemande le 1er août,  bondit de 79% en août et s’adjuge 15,2% de pénétration. Alors qu’il était jusqu’alors talonné par le groupe Renault, PSA devient désormais l’incontestable numéro deux du marché européen.

Renault et Dacia en forme


Le constructeur de Billancourt réalise un bon score en août (+13%) grâce à la dynamique de ses deux marques, Renault (+11,5%) et Dacia (+15,8%).

FCA améliore sensiblement ses positions. La marque Fiat, qui n’hésite plus à recourir aux ventes tactiques, bondit de 10,2% et Alfa Romeo s’envole de 41,3% alors que Jeep fléchit.
Toyota conserve son allant (+13,8%), stimulé par son C-HR, et reste hors d’atteinte de son compatriote, Nissan, qui pourtant se redresse (+16,7%) grâce à l’arrivée de la nouvelle Micra comme véhicule de démonstration dans les showrooms.

Dans le haut de gamme, Mercedes conserve le leadership avec 6,4% de pénétration, devant Audi (5,5%) et BMW (5,4%).