Une descente de 5 mètres de haut, Miss Italie pour ambassadrice : Fiat n'a pas lésiné, hier, sur les moyens pour lancer sa toute nouvelle Panda 4x4.

Mais cette mise en scène ne saurait faire oublier la crise qui touche aujourd'hui le constructeur italien, et la plupart des grands constructeurs automobiles européens. « Le marché n'est pas une longue route tranquille », a ainsi déclaré en préambule Olivier François, directeur des marques Fiat et Chrysler.  

Il faut dire que la chute des ventes enregistrée par le groupe italien en Europe est importante (-16,6% sur les huit premiers mois de l'année), et plombe les résultats du groupe malgré les croissances enregistrées à l'international. « Aux Etats-Unis, notre objectif de dépasser en volumes notre principal concurrent arrive. Sur les six premiers mois, nos ventes ont déjà dépassé notre résultat pour l'année 2011. Les version Gucci et Abarth de la 500 sont sold out », a souligné à ce sujet Olivier François, annonçant aussi que la marque devrait enregistrer une année record au Brésil, et que la Chine constituerait un indéniable « + » pour les années à venir.

Concernant l'Europe, Fiat mise sur sa nouvelle 500L et lance, pour contrer la crise, le service colortherapy pour la 500 : les acheteurs pourront se voir échanger leur véhicule contre un neuf tous les 500 jours, pour en changer de couleur. « Il s'agit d'une idée commerciale nouvelle », s'est félicité Olivier François, estimant que la crise ne s'affronte pas qu'avec des nouveaux produits. Selon lui, Fiat s'appuiera aussi pour contrer la conjoncture sur la force de sa gamme, de la Freemont à Panda en passant par la Punto.

« Le moment n'est pas facile, mais cela doit marcher », a-t-il déclaré.

Un avenir proche très difficile
En amont de la présentation de la 4x4 Panda, le grand patron du groupe, Sergio Marchionne, n'a lui laissé planer aucun doute sur ses inquiétudes.

S'exprimant devant les journalistes, il a estimé n'attendre aucune amélioration du marché européen en 2013. « Nous ne commencerons pas à voir de rétablissement avant 2014 », a-t-il énoncé, pessimiste, avant d'ajouter : « Il est peu vraisemblable que nous retrouvions les volumes de 2007 avant un bon moment. Nous devons trouver les moyens de traverser quelques années à venir très difficiles ».