Bruno Le Maire : "Des discussions pour céder le site à un industriel sont actuellement en cours. A ce stade, une reprise de la totalité des salariés apparaît possible, et l'ouverture d'un plan de sauvegarde de l'emploi ne semble donc pas justifiée".
Quelque 900 salariés de l'usine Ford de Blanquefort s'inquiètent pour leur avenir.

Fin février 2018, Ford avait annoncé qu'il cessait tout investissement dans son usine Ford Aquitaine Industries (FAI) et que le groupe cherchait un repreneur pour ce site de fabrication de boîtes de vitesses.



La production devait être arrêtée en 2019.

Aujourd'hui, le constructeur ouvre des négociations pour un plan social sur ce site.


La reprise de tous les salariés paraît possible selon Bruno Lemaire



"Des discussions pour céder le site à un industriel sont actuellement en cours. A ce stade, une reprise de la totalité des salariés apparaît possible, et l'ouverture d'un plan de sauvegarde de l'emploi ne semble donc pas justifiée", indique Bruno Le Maire, ministre de l’Industrie.



Implantée dans l'agglomération bordelaise depuis 1972, l'usine emploie à ce jour quelque 900 personnes.

"Ford manœuvre par étape depuis longtemps. L'Etat, le gouvernement, complices ou indifférents ont une grande part de responsabilité. Pas simple pour nous mais faut réagir. Colère !", s'est indigné jeudi dans un tweet Philippe Poutou, délégué CGT de l'usine et ancien candidat du NPA à la présidentielle.


Ford libéré d'un accord fin mai


Selon les syndicats, depuis 2013, Ford a reçu au total 50 millions d'euros de financements publics en échange de la garantie de maintenir un millier d'emplois sur le site pendant cinq ans.

Mais l'accord s'est achevé fin mai, ce qui, selon élus et syndicalistes, n'est pas étranger à l'annonce de Ford Europe de quitter son usine girondine.